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	<title>Gad Lab &#187; Société</title>
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	<description>Espace de réflexion et d'expression libre</description>
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		<title>La plume est une vierge, l’internet une putain</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 08:23:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
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		<category><![CDATA[technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><a href="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/plumes_encre.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-840" title="plumes_encre" src="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/plumes_encre.jpg" alt="plumes et encre" width="500" height="375" /></a></p>
<blockquote><p><a href="http://www.internetactu.net/2009/01/23/nicolas-carr-est-ce-que-google-nous-rend-idiot/">Nicolas Carr postulait, dans un article devenu célèbre</a>, qu’internet nous dissipait et transformait notre façon de penser. L’organisation de nos circuits neuronaux est-il remis en cause par Facebook et Twitter, comme le postume le polémique <a href="http://www.roughtype.com/">Nicolas Carr</a> dans son dernier livre, <em><a href="http://www.theshallowsbook.com/">The Shallows</a></em> ? Ne surestime-t-on pas une manière de penser sur d’autres ? Le problème est plus profond et touche aux fondements de la relation que l’homme entretient à la technologie estime le psychanalyste <a href="http://www.psyetgeek.com/">Yann Leroux</a>. Tribune.</p></blockquote>
<p><em>Est virgo hec penna, meretrix est stampificata</em> disaient les anciens : <em>“La plume est une vierge, l’imprimerie est une putain”</em>.<span id="more-807"></span></p>
<h3>Internet, putain de notre temps</h3>
<p>La putain de notre temps, c’est l’internet et les ordinateurs. Leur pouvoir de séduction est tel qu’il nous soustrait à nos obligations familiales et de travail. L’ordinateur dissipe. Il est l’objet qui attire inexorablement notre attention, draine nos énergies, disperse nos forces. Sa fréquentation transforme nos esprits en vastes marécages dans lesquels nous nos embourbons tous les jours un peu plus.</p>
<p>Ce que nous sommes comme hommes, nous le devons intimement aux objets. Nous ne sommes ce que nous sommes que parce que nous sommes des animaux dénaturés insuffisamment adaptés à notre environnement. Nous nous sommes enveloppés de culture et de technique et nous avons adapté le monde à notre inadaptation.</p>
<p>L’invention de l’outil a été le point de départ d’une cascade de changements : l’outil a amené les premiers hominidés à adopter la posture verticale, ce qui a libéré de la place dans la boite crânienne pour le cerveau. La mâchoire s’est développée permettant le langage articulé, et l’explosion des techniques de mémoire : les récits que l’on raconte, les gravures rupestres, l’écriture, enfin. Ces modifications ont été très lentes et une invention aussi importante que celle de l’outil n’a produit de modifications qu’au terme de millions d’années.</p>
<p>J’ai du mal à penser, alors que les ordinateurs ont à peine un siècle d’existence et que leur manipulation ne concerne qu’un individu sur sept, qu’ils produisent déjà des changements majeurs sur l’organisation de nos cerveaux. J’ai du mal à penser que des circuits neuronaux mis en place en quelques millions d’années puissent être remis en question par Facebook et <em>World of Warcraft</em>.</p>
<p>J’ai du mal à penser que le web recâble nos cerveaux.</p>
<h3>Internet nous rend-il plus bêtes ?</h3>
<p>Il y a là une double erreur : la première est l’ethnocentrisme. Elle considère que tout le monde vit les mêmes choses alors que notre usage des machines ne concerne qu’une poignée de personnes. Nous n’avons pas tous des iPhone et autres Blackberry à la main, nous ne sommes pas tous sur Twitter, nous ne sommes pas tous hyperconnectés à l’internet.</p>
<p>La seconde erreur est temporelle : s’il est vrai que sur internet, comme dans la culture des pays du Nord industrialisés, les choses vont de plus en plus vite, cela ne veut pas dire que les changements que les ordinateurs provoquent sont tout aussi rapides.</p>
<p>Nous sommes aujourd’hui au bout de quelque chose et les ordinateurs y ont leur rôle. Après avoir prolongé tous nos corps dans nos outils, nous avons fini par jeter notre système nerveux <em>“comme un filet sur l’ensemble du globe”</em> (McLuhan, <a href="http://www.amazon.fr/Pour-comprendre-m%C3%A9dia-prolongements-technologiques/dp/202004594X/internetnet-21">Pour comprendre les média</a>). La dématérialisation portée par cette technique apporte et traduit des changements profonds dont nous ne percevons que les prémisses.</p>
<p><a href="http://www.wired.com/magazine/2010/05/ff_nicholas_carr/all/1">Dans une tribune introduisant son dernier livre</a>, Nicolas Carr donne une série d’expériences sur lesquelles il appuie son argument final : l’imagerie cérébrale du cerveau de surfeurs expérimentés est différente de celle de novices, mais après 5 heures d’entraînement, les images des cerveaux sont toutes les mêmes ; la mémoire de ce qui est lu est meilleure que ce qui a été présenté dans une vidéo et d’une façon générale on retient moins bien ce qui est sur un écran que ce qui est sur du papier.</p>
<p>À partir de là, il en tire une conclusion dramatique : émerveillés par les trésors de l’internet, nous sommes aveugles aux dommages que nous pouvons faire à notre vie intellectuelle et même à notre culture.<br />
Nicolas Carr reprend une partie de l’argumentaire du célèbre <a href="http://www.internetactu.net/2009/01/23/nicolas-carr-est-ce-que-google-nous-rend-idiot/">“Est-ce que Google nous rend idiots ?”</a> Avec talent, il avait décrit comment, à partir du moment où Nietzsche a eu entre les mains une des toutes premières machines à écrire, son écriture a commencé à changer. Il est passé des longues proses aux aphorismes de quelques phrases. Cela suffit à Nicolas Carr pour conclure que la machine a eu un impact sur la pensée du philosophe, et que cette pensée s’est appauvrie, toujours du fait de la machine.</p>
<p>Mais mesure-t-on la richesse d’une pensée au nombre de caractères ? Proust est-il Proust du fait de la longueur de ses phrases ? Est-ce la longueur du Mahâbhârata qui en fait un grand texte ? Le Haïku doit-il être considéré comme non valable parce que trop court ?</p>
<p>On peut se demander pourquoi un philosophe comme Nietzsche s’est intéressé à une machine et on peut se demander si cette machine n’a pas été une aide plus qu’un handicap dans la formation de sa pensée. Pour le dire autrement, les machines d’hier ne nous rendent pas plus stupides que les machines d’aujourd’hui.</p>
<h3>La plume n’a jamais été vierge</h3>
<p>Que les objets techniques aient une influence sur nos vies psychiques, c’est évident. Mais la plume n’a jamais été une vierge, pas plus que l’imprimerie une putain ou l’ordinateur un danger pour la culture… sinon dans nos représentations.</p>
<p>L’imprimerie d’abord suspectée de faire circuler des éditions non conformes, échappant au contrôle ecclésiastique et de transcrire le savoir dans des langues du commun, a ensuite été portée au pinacle pour ces mêmes raisons. L’invention des feuilles de style a permis une uniformisation des textes et c’est alors le manuscrit qui a été suspecté de porter des erreurs. Puis, la copie a été à nouveau suspectée : trop propre, trop parfaite, trop éloignée de l’atelier d’écriture de l’auteur. En un mot, trop industrielle et donc trop éloignée des idiosyncrasies créatrices. Ainsi, l’écriture manuscrite et l’imprimerie ont été tour à tour portées au pinacle et décriées pour des raisons similaires.</p>
<p>Il en va de même avec les ordinateurs. Ce sont tantôt nos confidents, tantôt nos assistants de travail, tantôt nos persécuteurs. Ils ne le sont pas en soi. Ils le sont parce que nous les pensons comme tels à la fois consciemment et inconsciemment. Pour reprendre l’expression de Sherry Turkle, ce sont des objets évocateurs : miroirs modernes dans lesquels Psyché se regarde. Les splendeurs que certains y voient tout comme les monstres que certains craignent sont les reflets des splendeurs et monstruosités que nos psychés abritent.</p>
<p><a href="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/psyche.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-812" title="psyche" src="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/psyche.jpg" alt="psyche" width="640" height="377" /></a><br />
<em>Image : Internet, reflet de nos psychés ?, à l’image des fêtes qui s’inventent dans </em><em>Second Life</em> <a href="http://www.flickr.com/photos/raftwetjewell/2870439487/">par Raftwet Jewell</a>.</p>
<h3>L’ordre et le chaos</h3>
<p>Nicolas Carr a raison de pointer l’opposition entre ce qu’il appelle les lectures lentes et les diffractions que l’on peut observer en ligne. Mais il a tort de surestimer les premières au détriment des secondes. Ce sont deux positions qui n’ont de valeur que l’une par rapport à l’autre et l’on peut les résumer en deux mots : l’ordre et le chaos.</p>
<p>Nous avons besoin d’ordre pour ordonner nos pensées. Pour cela, nous nous appuyons sur une série de dispositifs : rituels, tournures de phrases.</p>
<p>Mais nous avons aussi besoin d’une dose de chaos pour pouvoir créer, pour faire surgir la surprise et être capable de l’accueillir. <em>“Il faut de chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse”</em>, disait Nietzsche. Sans cette part de désordre, l’ordre n’est que stéréotypie stérile. Sans une part d’ordre, le chaos n’est que dispersion.</p>
<p>Lorsque les Han ont bâti l’Empire chinois, il a été décidé que les textes seraient gravés dans la pierre. Les textes étaient précédemment écrits sur des tablettes faites en bambous reliés par des cordelettes. Lorsque les cordelettes se rompaient, le texte se répandait en fragments épars. L’inscription dans la pierre réglait ce problème et donnait à tous les professeurs le même texte. En Occident, le processus de copie était le fait de moines et était sujet à des erreurs, ce qui a sans doute contribué à développer le goût de l’exégèse et du commentaire. L’Europe cherchait le texte sous le texte, et le reconstituait indice après indice, alors que la Chine s’est pendant des centaines d’années appuyée sur des textes immuables.</p>
<p>Même le livre n’est pas exempt des stigmates du texte numérique qui inquiètent tant Nicolas Carr. Un livre n’est jamais isolé, il fait partie d’un ensemble (roman, texte scientifique, poème…) dont il respecte ou transgresse les canons. Il cite d’autres textes, explicitement ou implicitement : qu’est-ce donc que la citation sinon l’équivalent de notre <em>embed</em> numérique ? Qu’est-ce qu’une table des matières si ce n’est l’équivalent de la colonne des liens internes de nos blogues ? Un livre conduit toujours hors de lui-même parce que la lecture est par essence hypertextuelle.</p>
<p>Peut-on rassurer Nicolas Carr ? L’internet n’est pas une maladie auto-immune de notre culture. Les machines d’aujourd’hui procèdent des pensées d’hier qui sont si chères à son cœur. Elles n’apportent pas de nouvelles façons de penser, mais mettent en avant des façons de penser qui étaient déjà là avec l’imprimé.</p>
<p><a href="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/attentionvirus.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-813" title="attentionvirus" src="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/attentionvirus.jpg" alt="attention virus" width="500" height="375" /></a><br />
<em>Image : un des nombreux virus de l’internet <a href="http://www.flickr.com/photos/thomaspurves/1937102900/">repéré par Tom Purves</a>.</em></p>
<h3>Le choc du numérique</h3>
<p>Ce dont nous sommes les témoins, c’est plutôt la mise en conflit de deux techniques : celle de l’écriture et celle du numérique, avec cette complication que le numérique est une technique jeune. Nous ne bénéficions pas avec les numériques de la patine du long compagnonnage de l’écrit et du papier.</p>
<p>Nous avons encore à apprivoiser les matières numériques pour en faire des matières à penser. Ce travail est en cours dans nos sociétés, et bien évidemment il provoque des changements et des questions que l’on peut mesurer à l’intensité du travail législatif autour de l’internet. Demander à l’internet de fournir les mêmes services que l’écriture c’est oublier qu’il a fallu trois siècles pour que l’écriture et la lecture se démocratisent suffisamment en un savoir de masse et c’est oublier que cela ne s’est pas fait sans conflits.</p>
<p>Nous sommes aujourd’hui sous le choc que produisent les techniques numériques. Il ne faut pas le mésestimer. Il est profond. Il est brutal. Sans aucun doute, des formes disparaîtront, de la même manière que le texte imprimé a réduit au silence certaines formes de pensée qui lui préexistaient.</p>
<p>Dans la mémoire de l’Occident, cela est peut-être ancien, mais en Afrique, l’arrivée de l’écriture est encore à l’horizon des mémoires. Pour les civilisations africaines, le livre a d’abord été une plaie puisqu’il mettait en déroute les formes et les hiérarchies de l’oralité. Il était d’abord le lieu de <em>“l’art de vaincre sans avoir raison”</em> (Cheikh Hamidou Kane) ; il était un raccourci faisant l’économie des écoutes lentes et profondes.</p>
<p>Sur internet, nous sommes tous des Africains.</p>
<p>Yann Leroux</p>
<p><em><a href="http://www.psyetgeek.com/la-plume-est-une-vierge">Article initialement publié sur Psy et Geek</a>, le blog de Yann Leroux.</em></p>
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		<title>Le testament de L’Armoire aux Herbes</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 09:21:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<h3>Écho sensible de la réalité québécoise.</h3>
<p><a href="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/saison269.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-804" title="Armoire-aux-herbes" src="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/saison269-300x224.jpg" alt="armoire aux herbes" width="300" height="224" /></a>Pour la première fois en trente ans, il n’y aura pas de serre remplie à craquer d’herbes et de fleurs en devenir, pas de merveilleux jardins à perte de vue, pas de production de plantes médicinales, pas de transformation en nos excellents produits de santé. C’ est avec beaucoup de peine et le cœur très gros que j’ai dû finalement arriver à cette conclusion, forcée de le faire par la conjecture actuelle. Ma chère Armoire aux Herbes écoulera cette année les produits qui nous restent, bons au moins jusqu’en 2012, puis, elle devra fermer ses portes. Il est impensable d’engager les frais encourus par une autre saison agricole, tous ces salaires des jardiniers et transformateurs animés par l’esprit le plus pur de la tradition herbale, alors qu’il devient rapidement impossible d’offrir nos produits d’herboristerie aux clients qui les aiment et les réclament dans les magasins de produits naturels. Nous vivons depuis dix ans sous les menaces, dans un climat d’ insécurité et dans la nécessité de tout justifier aux yeux de personnes qui ne connaissent rien de notre réalité. Nous décidons de retirer de sur nos têtes cette épée de Damoclès qui a miné nos énergies et brisé nos cœurs. Nous choisissons la paix et la liberté et la conséquence de choix, c’est le retrait stratégique et volontaire.<span id="more-798"></span></p>
<p>Après des efforts notoires de démarches auprès de Santé Canada pour faire approuver nos produits afin de tenter d’obtenir les sacro-saints Numéros de Produits Naturels (NPN) imposés, nous avons dû reculer et nous rendre à l’évidence que nos produits tels qu’ils sont ne passeraient jamais cette épreuve pharmaceutisante. Nous n’allons pas nous mettre à faire des teintures dans l’alcool pour satisfaire des exigences extérieures.</p>
<p>Nous n’avons jamais crû en ce processus de « triage » du gouvernement, il faut bien le dire. Une des plus grandes faiblesses de la réglementation des produits de santé naturels vient du fait que les critères d’évaluation et les normes de preuves exigées pour homologuer les produits ont été établis par Santé Canada sans aucune distinction qu’il s’agisse de produits manufacturés par de grandes multinationales ou par des petites et moyennes herboristeries artisanales dont le rôle a toujours été d’offrir un large compendium pour bien servir. Nous avons pressenti dès 2004 que nous (les petites herboristeries traditionnelles) serions les laissés-pour-compte dans cette histoire. Nous savons que nos produits sont efficaces, que leur innocuité est réelle et que si nos clients y sont demeurés fidèles depuis des décennies, c’est parce qu’ils fonctionnent. Nous ne devrions pas avoir à réparer ce qui n’est pas cassé, à changer ce qui réussit. Nous ne devrions pas avoir à réviser nos formules qui ont fait leurs preuves pour qu’elles soient copies conformes des formules de quelques herboristes du passé ayant été sélectionnés pour faire office d’experts, à changer nos concentrations qui sont parfaitement appropriées, à faire tester chaque année pour des résidus de produits chimiques, nos produits d’ herboristerie qui proviennent uniquement de notre terre, celle-ci étant éloignée de toute culture polluante et certifiée biologique et biodynamique depuis l’avènement au Québec de telles certifications.</p>
<p>Pour nous, la plante médicinale est et devrait demeurer un aliment et non une drogue. « Que ton aliment soit ton remède ». Il n’y a aucune différence entre le tonique à l’ail que nous extrayons dans le vinaigre et l’ail que nous mangeons. Ils ont tous deux une indéniable action curative, tout comme nos carottes et notre chou. Une véritable transformation traditionnelle, à échelle humaine, faite dans le respect de bonnes pratiques de fabrication n’en fait pas pour autant un produit de laboratoire mais constitue une méthode visant à s’assurer du service des bonnes plantes pendant les saisons où elles ne sont pas disponibles dans nos champs et dans nos jardins. Comme la choucroute préserve nos choux et les pots de salsa nos savoureux légumes d’accompagnement. Nous ne croyons pas à l’analyse des principes actifs, à la mesure de quelques éléments, avec la prétention d’assurer ainsi une constance de concentration. Chaque année que le ciel nous donne fait pousser des plantes qui sont quelque peu différentes dans leurs combinaisons d’éléments et ce, pour de bonnes raisons. La standardisation n’a rien à voir avec la qualité. Elle n’est que la preuve d’un produit mort, dans lequel ne coulent plus les sources de la vie qui elle, est d’abord et avant tout changement.</p>
<p>Pour nous, la qualité de nos plantes, évidente à tous ceux qui au fil des ans ont visité et sillonné nos jardins, la qualité vibratoire, malgré le fait qu’ elle ne soit pas encore mesurable en laboratoire, a fait ses preuves. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli, fiers de ce qui aura été un beau modèle de petite entreprise honnête, fidèle à ses convictions profondes, heureuse de vous avoir offert nos jardins en gouttes, en huiles et en tisanes.</p>
<p>Nous avons de la peine pour les thérapeutes habitués à soulager la souffrance humaine grâce à nos produits et à ceux de nombreuses autres petites herboristeries. Nous avons de la peine pour les herboristes de demain qui n’auront pas la chance de vivre cet extraordinaire périple qui nous a animés pendant trois décennies. Nous avons de la peine pour les gens qui se verront brimés dans leur liberté de choisir et de juger par eux-mêmes ce qui leur convient, en consommateurs avertis. Nous aurions préféré que l’ attention de Santé Canada se concentre sur tous ces dangereux produits de synthèse qui rendent tellement de gens malades ou dépendants, grugeant leur santé déjà taxée par les exigences de la vie actuelle, stressante à souhait.</p>
<p>L’ automne dernier, j’ai récolté, nettoyé, compté avec amour toutes les semences qui allaient devenir les jardins 2010. Notre ail a été mis tendrement en terre. Cet hiver, j’ai fait naître sur papier les configurations harmonieuses et les compagnonnages qui allaient créer toute cette beauté, planifié l’utilisation de chaque pouce carré de serre afin que tout soit prêt pour une autre saison verte, imaginé chaque engrais vert, chaque semis en succession. Les jardins ont une fois de plus vu le jour dans mon esprit.</p>
<p>Hélas, je sais maintenant que leur descente dans la matière ne se fera pas cette année, et plus jamais dans les années à venir. On ne peut pas prendre d’année sabbatique en agriculture. Rapidement, les jardins, retourneront à la nature sauvage. Il en restera quelque chose, une fertilité étonnante, certaines des vivaces qui résisteront à l’envahissement des adventices, des fleurs qui, du moins les premières années, pourront se frayer un chemin, des êtres invisibles qui, conviés avec respect depuis longtemps, préserveront ce qui peut l’être de ce beau rêve, de ce beau projet dicté non par l’économie mais par une vision spirituelle. Il faut croire que l’heure qui fut n’est plus et qu’elle ne sera plus pour un temps.</p>
<p>Je me rends bien compte que la vision sociale actuelle et celle que je porte ici ne vont pas dans la même direction. Je vois l’intuition comme source de connaissance pour l’avenir. L’intuition et la pensée vivante ainsi que l’évolution de tous nos sens vers la subtilité. La société voit de plus en plus la science comme seule source de vérité, l’analyse laborantine comme seule preuve acceptable de qualité ou d’innocuité et la consommation comme la source du bonheur.</p>
<p>La tenue de dossiers et la somme incommensurable de toutes sortes de documents minutieux et pointus n’améliorent en rien la qualité d’un produit de plante. L’ établissement d’une telle panoplie de procédures ne fait que nous distraire de notre véritable travail. Nous sommes des artisans du végétal vivant.. Pas des employés d’une manufacture de produits de plantes. L’amélioration d’un remède à base de plantes ne se produit que lorsque le travail manuel de la terre et le fait d’œuvrer concrètement à la vitalisation de cette dernière permet d’élever des plantes de plus en plus vibrantes et saines. Il n’est pas normal de devoir, dans une herboristerie, sacrifier des jardiniers pour payer des pousseux de crayons ou de touches d’ordi dont le rôle est de satisfaire l’obsession gouvernementale. Je lisais dernièrement ceci :</p>
<p>« L&#8217;émission d&#8217;une licence de mise en marché signifie que le produit a été examiné par Santé Canada et qu&#8217;il est sûr, efficace et de haute qualité sous ses conditions d&#8217;utilisations recommandées. »</p>
<p>Quelle illusion ! Quelle délusion ! Bien sûr, lorsque la responsabilité d’évaluer et d’homologuer l’efficacité, l’innocuité et la qualité des produits est dispensée à des gens pour qui toutes les plantes se valent, qui n’admettent pas la valeur ajoutée d’un produit biologique, qui nous avouent n’avoir jamais entendu parler de la biodynamie, pour nous, la marche est haute pour faire valoir notre position et nos priorités.</p>
<p>Ce n’est pas notre mission d’aller dans cette direction. Nous sommes un art du terroir, pas un sous-produit de compagnies pharmaceutiques qui essaient de s’adapter à la vision arhimanique pour être accepté par le système et recevoir l’alléchante permission de pouvoir se vendre légalement. Nous n’avons besoin de la permission de personne pour bien faire notre ouvrage d’herboristes. De toutes manières, ce n’est pas le gouvernement qui sait ce que cela veut dire, ne comprenant rien à notre réalité qui ne les passionne pas. Sinon, ils seraient avec nous dans le champ.</p>
<p>Je crois qu’en dehors de la vitalisation de la terre, seule la joie du travail bien fait, la saine ambiance de travail où chacun se sent valorisé et la conscience d’œuvrer à la guérison peut ajouter quelque chose à la qualité du produit de plante. Nous sommes vibrations en contact avec les vibrations cosmiques. Nous ne sommes pas des objets en train d’en manipuler d’autres. Il y a bien davantage à l’œuvre que des formules chimiques et des données mathématiques. Nous assurons le sauf conduit de formes de vie dans un avenir qui, au fond, fait tout pour rendre l’existence impossible à ses meilleurs apôtres.</p>
<p>J’ai toujours dit que je n’étais pas venue sur la terre pour faire des produits à base de plantes, que ce n’était qu’une excuse pour faire circuler la vie. Ce ne sont pas des gouttes plus ou moins concentrées de substance que j’ai offertes à L’Armoire aux Herbes, mais des jardins biodynamiques en bouteilles, une qualité vibratoire guérissante, une vision de demain, un espoir et une certitude de pérennité. Depuis 30 ans, je ne compte plus les gouttes de jardins qui se sont déversées au quatre coins de la province. Les personnes qui nous cherchaient nous trouvaient. Ma seule consolation est d’avoir fait école et que d’autres, maintenant, comprennent l’importance de demeurer fidèle à l’engagement envers la vie.</p>
<p>Peut-être est-ce le temps pour moi de diffuser l‘esprit sans qu’une somme phénoménale de mon énergie aille au support de la matière? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que j’ai eu la chance immense de vivre sur une terre fertile et hautement spirituelle qui continuera encore longtemps à offrir ses services subtils et à soigner par la conscience. Je ne suis pas attachée au revenu généré par la vente en magasin. Ma motivation n’est pas pécuniaire, ne l’a jamais été. J’ai apprécié les sous générés par ce moment de liberté où nous avons pu offrir le bon sans avoir à prouver autrement que par les résultats obtenus. Il a permis de redonner encore et encore à cette terre d’accueil que nous travaillons sans relâche. Il nous a permis d’inviter une immense variété de plantes, produisant un écosystème heureux et vibrant de santé. Il nous a permis d’avoir la liberté d’offrir des connaissances sans dépendre totalement des retombées financières pour le faire. Il nous a permis de ne pas acheter pour revendre mais de produire en biodynamie, sans jamais négliger l’effort à fournir. Il nous a permis de donner sans compter. Je ne regretterai jamais cela. Même si, finalement, c’est la réalité financière qui force le retrait de cette herboristerie qui a toujours tenté, dans la mesure du possible, de bien payer ses employés, de ne jamais sacrifier la qualité pour la quantité, ni faire des coins ronds.</p>
<p>J’ai toujours vu L’Armoire aux Herbes comme un dispensaire, un vrai, au service de l’humain qui ne peut pas se permettre de payer plus cher pour supporter des laboratoires, des formulaires et des tonnes de papier à noircir. Je préfèrerai toujours noircir la terre en lui ajoutant du bon compost que de noircir du papier. Faudra-t-il attendre l’écroulement du système et l’état d’urgence pour que renaisse le respect des petites herboristeries qui, malgré le fait qu’elles ne peuvent pas se payer le luxe de l’approbation aliénante d’un système à la courte vision et aux valeurs décentrées, ne devraient pas pour autant constituer des hors- la-loi à contraindre et à assassiner?</p>
<p>Non, je ne vendrai pas à rabais toutes les vivaces qui sont ici. Je respecte trop la terre pour lui arracher ses enfants par les racines pour des raisons économiques. J’ai toujours partagé généreusement mes amies les plantes. De nombreux jardins du Québec sont les rejetons de cette florissante Armoire aux Herbes. Je continuerai à être la gardienne dévouée de cette terre que j’aime tant.</p>
<p>J’aurai beaucoup de peine quand, ayant trouvé pour elles des personnes aimantes et accueillantes, mes juments devront me quitter car je n’aurai plus les moyens de les nourrir, ni d’usage pour leur fumier, source animale de tous nos composts.</p>
<p>J’aurai beaucoup de peine quand on démantèlera la grande serre, afin qu’elle puisse continuer de servir ailleurs, le grand séchoir qui nous a aidé à créer les plus belles tisanes au monde, ceci dit sans le moindre orgueil.</p>
<p>Sachez que je ne suis pas inquiète de ma survie personnelle. On a besoin de peu quand on avance en âge. Ma richesse dans cette vie, ce fut d’avoir vécu pleinement mon rêve, d’avoir généré de tels jardins et d’avoir pu promouvoir, avec leur assistance, beauté, santé et vie de l’âme. Toutes mes économies y sont passées. Et Dieu sait que je ne regretterai jamais d’avoir fait ce choix. C’ est ce qui a justifié tout mon enseignement et mes plus belles découvertes.</p>
<p>Il me reste à me mettre totalement d’ accord avec ma destinée de maintenant, soit ce retrait et cette imminente fermeture, à cause d’un système politico- social qui manque de vision et de profondeur. Mais c’est là où nous sommes, n’est-ce pas? Il paraît qu’on a les décideurs qu’on mérite. Cette épreuve deviendra-t-elle une motivation de plus pour continuer de partager la connaissance, la vision d’un avenir où le vivant retrouvera sa vraie place, à la source de nos choix et de nos vies?</p>
<p>Je me mettrai d’accord avec ce qui se passe. Je ne serai pas une victime. J’y découvrirai ma prochaine étape. Je ne serai pas une « Has been ». Je ferai confiance aux forces spirituelles qui m’ont guidée tout du long et qui savent ce qui est espéré pour cette nouvelle phase de ma vie. Je ne me révolterai pas, je ne me fermerai pas comme une huitre. Je continuerai à supporter les causes qui me sont chères. J’aiderai de mon mieux mes proches et les gens de mon milieu. Et je jardinerai à mon échelle : je ne saurais imaginer ma vie sans un potager, sans quelques îlots dans lesquels j’ intègrerai mes plus essentielles alliées. Je demeurerai jusqu’à mon dernier souffle une ardente amoureuse du règne végétal.</p>
<p>Je suis une poupée russe vivante. Je me relève vite et résolument quand on me fait tomber. Je suis aussitôt prête à aller encore plus profondément contacter mon essence pour comprendre et continuer à remplir la mission qui justifie ma présence sur cette terre.</p>
<p>En janvier, j’ai connu l’ablation de ma vésicule biliaire qui s’affaissait et devenait dangereuse de par la présence d’une quantité excessive de pierres. La souffrance précédant l’opération fut extrême. Mon corps en est à réapprendre à fonctionner hors de ses sentiers battus, à emprunter d’autres voies, à s’ habituer à l’absence d’un organe, à se rebâtir une nouvelle façon de fonctionner. Vous comprendrez que je ne puisse m’ empêcher d’y voir là la symbolique de ce que vit notre société.</p>
<p>On peut couper l’élan à une herboristerie traditionnelle. On peut l’empêcher de vendre ses produits. Mais on ne peut pas démolir une herboriste de souche, une biodynamicienne de cœur, une femme de la terre et une guérisseuse, même si on lui retire le droit d’offrir ses plus beaux fruits.</p>
<p>Je veux remercier ici, de tout mon cœur, toutes les belles personnes qui se sont données sans compter pour que vive L’Armoire aux Herbes: les fournisseurs, les distributeurs, les employés, les jardiniers, les stagiaires, les amis et les fidèles clients, l’Herbothèque et ses étudiants. Et plus particulièrement ma sœur Hélène et mon neveu Frédéric, qui vivent ce deuil de très près avec moi et dont l’amour et le désintéressement adoucissent les jours qui nous restent.</p>
<p>Si vous désirez vous procurer les derniers produits de L’Armoire aux Herbes, faites vite. Ils seront disponibles encore un temps dans certains magasins. Vous pourrez aussi nous les commander directement jusqu’à écoulement des stocks par téléphone, fax ou sur notre site web <a title="Visitez le site..." href="http://armoireauxherbes.com/" target="_blank">armoireauxherbes.com</a></p>
<p>Profitez-en pour aller voir les photos, lire les textes, vous nourrir à cette source qui d’ici la fin de l’année en cours, se tarira ou prendra une autre forme.</p>
<p>Merci d’être là et de croire en une herboristerie qui va au-delà du commerce. Une herboristerie qui a de longues racines et qui, malgré les extrêmes du climat actuel, survivra et fleurira encore et toujours, quelle qu’en soit la forme.</p>
<p>Je vous salue bien bas et vous tire ma révérence,</p>
<p><em>Danièle Laberge</em><br />
Herboriste traditionnelle<br />
Maman de la bientôt feue Armoire aux Herbes</p>
<p>Vous avez tous et toutes la permission explicite de l’auteure de ce texte, de le reproduire textuellement et de l’envoyer à tous vos amis et connaissances ainsi qu’à tous les médias de votre choix.</p>
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		<title>Téléphones cellulaires responsables de la disparition des abeilles</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 08:45:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[abeille]]></category>
		<category><![CDATA[cellulaire]]></category>
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		<category><![CDATA[mobile]]></category>
		<category><![CDATA[pollinisateur]]></category>
		<category><![CDATA[ruche]]></category>
		<category><![CDATA[téléphone]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>L&#8217;utilisation croissante des téléphones mobiles est derrière la disparition des abeilles productrices de miel et de l&#8217;effondrement de leurs ruches, disent les scientifiques.</strong></p>
<p>Ecrit par Dean Nelson à New Delhi<br />
Publié en anglais le 29 mai 2010 par le <a href="http://tumblr.com/xc4asw00r">www.telegraph.co.uk</a></p>
<p><a href="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/abeille.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-775" title="abeille" src="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/abeille-300x187.jpg" alt="abeille" width="300" height="187" /></a></p>
<p>La disparition des abeilles a suscité une grande inquiétude dans toute l&#8217;Europe et en Amérique du Nord, où les militants ont accusé les pesticides agricoles, le changement climatique et l&#8217;avènement des cultures génétiquement modifiées, pour ce qui est maintenant connu comme le «syndrome d&#8217;effondrement des colonies». La Grande-Bretagne a connu une baisse de 15 pour cent de sa population d&#8217;abeilles lors de ces deux dernières années et la diminution de leur nombre a entraîné une augmentation des vols de ruches.<span id="more-772"></span></p>
<p>Actuellement, les chercheurs de l&#8217;université de Chandigarh&#8217;s Punjab University affirment avoir trouvé la cause dans ce qui pourrait être le premier pas dans le renversement de ce déclin: Ils ont établi que les radiations émises par les téléphones mobiles est un facteur clé du phénomène et disent que ces radiations interfèrent avec leur sens de navigation.</p>
<p>Ils ont mis en place une expérience contrôlée comparant le comportement et la productivité d&#8217;abeilles dans deux ruches différentes – l&#8217;une a été munie de deux téléphones mobiles mis sous tension pour deux séances d&#8217;une quinzaine de minutes par jour, pendant trois mois. L&#8217;autre avait des modèles factices.</p>
<p>Après trois mois de ce régime, les chercheurs ont enregistré un déclin dramatique de la taille de l&#8217;essaim de la ruche sous influence des mobiles, une réduction significative du nombre d&#8217;oeufs pondus par la reine. Les abeilles ont également arrêté de produire du miel…</p>
<p>La reine de la ruche «aux mobiles» a produit moins de la moitié des oeufs par rapport à son homologue dans la ruche «normale».</p>
<p>Ils ont aussi constaté un déclin dramatique du nombre d&#8217;abeilles retornant à la ruche après avoir collecté du pollen. Pour cette raison, la production de nectar de la ruche a également diminué.</p>
<p>Ved Prakash Sharma and Neelima Kumar, les auteurs du rapport publié dans le journal &laquo;&nbsp;Current Science&nbsp;&raquo;, ont écrit:<br />
«L&#8217;augmentation dans l&#8217;utilisation des gadgets électronique a conduit à un électro-pollution de l&#8217;environnement. Le comportement et la biologie des abeilles a été affectée par l&#8217;aielectrosmog puisque ces insectes utilisent le magnétisme de leur corps qui les aide à la navigation».<br />
«Il existe bon nombre de rapports signalant la disparition soudaine de colonies entières d&#8217;abeilles. La raison n&#8217;est pas encore très claire. Nous avons comparé les performances d&#8217;abeilles exposées aux radiation de téléphones cellulaires avec celles de colonies non-exposées.»</p>
<p>«Un déclin significatif de la force d&#8217;une colonie et de taux de production d&#8217;oeufs de la reine a été observé. Le comportement des butineuses exposées a été négativement influencé par l&#8217;exposition, il n&#8217;y avait ni miel ni pollen dans la colonie à la fin de l&#8217;expérience.»</p>
<p>Tim Lovett, de l&#8217;association anglaise des apiculteurs, a, quant à lui,  déclaré que les ruches de Londres ont été couronnées de succès, malgré la haute densité de téléphones cellulaires. «Les travaux antérieurs dans ce domaine ont indiqués que l&#8217;utilisation des téléphones mobiles n&#8217;est pas un facteur réel,» a-t-il déclaré. «Si de nouvelles données voient le jour. nous aviserons.»</p>
<p>Il a également déclaré que: «Pour le moment, nous pensons qu&#8217;il s&#8217;agit plus d&#8217;une combinaison de facteurs, comme notamment les maladies, les pesticides et les pertes d&#8217;habitats.»</p>
<p>Le gouvernement britannique a investit £10 million dans la recherche sur le déclin des pollinisateurs comme les abeilles, mais l&#8217;association anglaise des apiculteurs  revendique un investissement bien plus important pour la recherche sur ce problème, notamment sur l&#8217;études des pesticides, des maladies et des nouvelles technologies comme les téléphones cellulaires.</p>
<p>Selon l&#8217;Université de Durham, les abeilles disparaissent d&#8217;Angleterre bien plus vite que partout ailleurs en Europe. Plus de la moitié des ruches ont disparu au cours des 20 dernières années.</p>
<p>Les statistiques les plus récentes montrent que le déclins des abeilles se ralentit, se stabilisant à la perte d&#8217;une ruche sur six. Mais c&#8217;est encore supérieur au taux naturel de perte qui se situe à dix pour cent. Mais cela reste une amélioration par rapport aux années précédentes.</p>
<p>L&#8217;augmentation de vol de colonies a radicalement augmenté dans le monde. Pour parer à ce problème, certains apiculteurs allemands ont équipé leur colonie de dispositifs de repérage par GPS.</p>
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		<title>The Nature of Existence</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 08:22:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Spiritualité]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[spiritualité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pourquoi sommes-nous ici?&#8230; et que sommes-nous censés y faire? Qu&#8217;est-ce qui a fait démarrer l&#8217;Univers et était-ce une erreur? Est-ce que Dieu existe et pourquoi semble-t-il si intéressé par notre vie sexuelle? Après avoir exploré le phénomène de Trekkies, le cinéaste Roger Nygard s&#8217;intéresse à la nature de l&#8217;Existence. Nygard pose les 85 questions les plus difficiles qu&#8217;il a pu trouver, parcourant le monde à la source de chacune des philosophies, des religions et des systèmes de croyance et a interrogé les personnes qui ont influencé, inspiré, ou fait paniquer l&#8217;humanité. Combinant une approche d&#8217;enquête avec une quête spirituelle, le film plein d&#8217;humour est une édifiante recherche de l&#8217;illumination, présentant quelques-unes des idées les plus difficiles et des gens extraordinaires qui vivent de nos jours.<span id="more-766"></span></p>
<p>Why are we here, and what are we supposed to do about it? What started  the Universe, and was it a mistake? Does God exist, and why does he seem  so interested in our sex lives? After exploring the phenomenon of  Trekkies, filmmaker Roger Nygard took on The Nature of Existence. Nygard  wrote down the toughest 85 questions he could think of, roamed the  globe to the source of each of the world’s philosophies, religions, and  belief systems, and interviewed people who have influenced, inspired, or  freaked out humanity. Combining an investigative approach with a  spiritual quest, the film is a humorous yet uplifting search for  enlightenment, presenting some of the most challenging ideas and  extraordinary people living today.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11318238&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=ff9933&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11318238&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=ff9933&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://vimeo.com/11318238">The Nature of Existence &#8211; Original Trailer</a> from <a href="http://vimeo.com/tnoe">Roger Nygard</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>Un pavé dans le pot de yaourt</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2010 08:18:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[agroalimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Danone]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>La marque Danone est obligée de retirer sa publicité mensongère après 15 ans de matraquage et de dégâts.</strong></p>
<p>Le « pavé dans le pot de yaourt » qu’a lancé Didier Raoult, chercheur français dans la prestigieuse revue scientifique « Nature » de septembre 2009 a fini par être payant. Pour le patron du labo de virologie de la Timone à Marseille, les yaourts et autres boissons lactées farcis aux probiotiques que l’on nous fait avaler depuis près de 20 ans auraient une grosse part de responsabilité dans l’épidémie d’obésité qui frappe les enfants.<span id="more-759"></span></p>
<p>Les probiotiques que Danone ajoute à tout va dans divers yaourts sont, selon les allégations de la marque assénées à la télévision, censées «booster» les défenses immunitaires. On en trouve plus de 1 milliard par pot d’Activia ou d’Actimel.</p>
<p>Le hic est que ces «bonnes» bactéries «actives et vivantes», dixit Danone, sont les mêmes que celles utilisées depuis longtemps dans les élevages industriels comme activateurs de croissance pour faire grossir plus rapidement cochons et poulets. Un porc ainsi gavé de probiotiques, c’est plus de 10 % de gagné sur la balance.</p>
<p>Danone pousse donc à « élever » nos enfants comme des cochons ou des poulets&#8230; En fait, en début d’année, des chercheurs ont eu l’idée de comparer la flore intestinale des obèses et des non obèses. Et là, surprise, les premiers étaient bourrés de probiotiques &#8211; ceux qu’on trouve justement dans les yaourts « santé plus ».</p>
<p>Didier Raoult commente : «On a autorisé pour l’alimentation humaine des activateurs de croissance utilisés dans les élevages, sans chercher à savoir quel serait l’effet sur les enfants».</p>
<p>Du coup, celui-ci a réclamé des études pour connaître le rôle précis de TOUS les produits lactés dans l’épidémie d’obésité infantile. En outre, il n y a pas que les enfants qui sont victimes de cette supercherie ; j’ai rencontré de nombreuses femmes potelées bien que sous alimentées, et qui cherchaient désespérément à maigrir en se limitant à quelques yaourts par jour plus quelques babioles. Et désespérante désillusion, elles continuaient à grossir, étaient de plus en plus fatiguées et fragiles, surtout en hiver où il est indispensable de se YANGUISER, alors que les yaourts sont hyper YIN. D’où l’article «Aigle moqueur», publié dans «Pratique de Santé» sous le titre «DEVENEZ XXL AVEC DES YAOURTS».</p>
<p>Finalement, les semeurs d’alerte indépendants ont fini par émouvoir les services officiels avant que le scandale n’éclate trop au grand jour. C’est ainsi qu’ils viennent de mettre la pression sur le groupe Danone, l’obligeant, selon les termes délicats des grands journaux «à revoir sa copie» (Un monstre comme Danone, ça se ménage&#8230;). Il faut tout de même réaliser que cela pourrait être un coup dur pour le lobby puisque les groupes Actimel Europe et Activia Europe pèsent ensemble plus de 1,5 milliards d’Euros sur un chiffre total de 15 milliards, soit 10 % du chiffre d&#8217;affaire de la marque.</p>
<p>Mais ne nous faisons guère de soucis pour cette entreprise de tricheurs, car entre ses discrètes et adroites manœuvres de retrait publicitaires et les addictions de beaucoup de consommateurs automatisés, il n’y a pas vraiment le «feu au lac», en attendant qu’on nous invente une autre «salade à la mode».</p>
<p>(article reçu par mail) En savoir plus <a title="Recherche Google..." href="http://www.google.ch/search?q=pav%C3%A9+dans+le+pot+de+yaourt" target="_blank">à propos de cet article</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi nous devrions arrêter de regarder « les informations »</title>
		<link>http://gadlab.sweatlodge.ch/societe/arreter-de-regarder-les-informations</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Apr 2010 10:39:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[informations]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>«<em> Il existe beaucoup de choses dont un homme avisé voudrait peut-être rester ignorant</em> »<br />
- Ralph Waldo</p>
<p>Premièrement, entendons-nous sur la notion du terme « les informations ». Je fais référence ici aux nouvelles provenant des médias traditionnels, aux reportages sur des histoires qui ont une prédominance à nous fendre le cœur ou à nous choquer : faillites, chômage, catastrophes naturelles, crimes, scandales publiques, vie dépravées des célébrités, etc. Ce sont ce genre de nouvelles que nous devrions arrêter de regarder, lire ou écouter.<br />
« Et pourquoi donc ? » me direz-vous… Et bien, lisez donc la suite&#8230;<span id="more-729"></span></p>
<h3>Les « informations » sont déprimantes</h3>
<p>Beaucoup de nouveaux médias, je vous l’accorde, essaient de temps en temps de nous jeter en pâture quelques jolies histoires, contenant un apport positif. Mais si nous observons le ratio entre nouvelles positives et négatives, il est aisé de constater que, pour la majorité d’entre elles, il se situe aux environs de 1:9. Ce qui signifie que, chaque fois que vous regardez les nouvelles, vous injecter dans votre conscience une quantité phénoménale de pensées négatives qui infecte votre cerveau.</p>
<p>Nos esprits sont chargés de pensée prédominantes et, selon mes croyances, ces pensées « aimantent », attirent à nous les forces, les gens, les circonstances de la vie, qui résonnent avec la nature même de nos pensées. En d’autres termes, les pensées prédominantes qui résident dans notre esprit affectent directement notre réalité. En regard de cette affirmation, je crois nécessaire de cesser de nous soumettre  à toute cette négativité provenant des médias traditionnels.</p>
<h3>Les « Informations » sont une pauvre représentation de la réalité</h3>
<p>Vous pourriez rétorquer à propos de ce qui précède que : en se privant des nouvelles, on ignore les « vrais » problèmes, on se coupe des réalités de ce monde, on se trompe soi-même en voulant croire que « tout le monde est beau et gentil » et que tout ceci n’est simplement pas réaliste&#8230;</p>
<p>Dans une certaine mesure, je ne vous donnerais pas tort. Oui, on peut prétendre qu’en agissant ainsi on se nourrit d’illusions. Mais la question que je pose ici est : est-ce vraiment plus illusoire que pour ceux qui se nourrissent de ce genre d’informations ? J’argumenterais en disant que le point de vue de ces nouvelles est biaisé. Il est formaté pour nous conduire à croire que le monde est violent et sans cœur. Toutes ces mauvaises nouvelles font naître en nous une peur viscérale et nous font perdre confiance. Beaucoup de retraités, par exemple, utilisent les nouvelles pour « se tenir au courant » de la réalité du monde. Ils apprennent crimes, viols, tromperies, scandales, assauts militaires, etc. Conséquence directe : ils ont peur de sortir de chez eux et pensent que les jeunes sont des êtres « dangereux ». La consommation excessive des « informations » peut conduire à une mentalité de victime, à la croyance que le danger nous guette partout, que chaque « étranger » est un détrousseur potentiel ou un violeur en puissance, plutôt qu’un ami potentiel. Ce monde là ne me donne pas envie de vivre.</p>
<p>Entendons-nous. Je ne vous exhorte pas à détournez les yeux chaque fois que vous voyez des nouvelles sur un écran de télévision ou que vous devriez reculer comme un vampire au soleil, devant tous les journaux ou autres médias. Non, aucune extrême ne conduit à l’équilibre. Ce que je suggère ici, c’est d’arrêter ce flux de pensées négatives qui imprègne nos vies et de le faire en pleine conscience.</p>
<h3>Presque tout, dans les « informations », se trouve hors de notre cercle d’influence</h3>
<p>Il est impératif d’apprendre à ignorer ou rediriger toute information qui est hors de propos, sans importance ou pour laquelle on ne peut pas agir. En y réfléchissant de plus près, on constate que la plupart des nouvelles le sont… La quasi-totalité des problèmes signalés à la télévision ou dans les journaux se trouvent hors de portées de notre cercle d’influence. En tant que tel, nous ne pouvons pas contribuer à leur résolution. C’est donc une perte de temps et d’énergie phénoménale de s’inquiéter à leur propos. Il serait nettement plus approprié d’utiliser tout ce temps et cette énergie à résoudre nos problèmes personnels, dans notre propre vie et notre propre cercle d’influence.</p>
<p>En y regardant de plus près, on constate que de regarder les nouvelles télévisées ou que de lire les journaux, ne nous aide en aucun cas à atteindre nos objectifs personnels. On peut même affirmer que cela nous en éloigne. Je pense donc qu’il est préférable d’enterrer définitivement cette mauvaise habitude.</p>
<h3>Nous n’avons pas besoin de rester informé</h3>
<p>La réponse la plus commune que l’on pourrait attendre en réaction à l’argumentation de ce présent article serait que « lire les nouvelles nous permet de rester informés et de tout savoir sur ce qui se passe dans le monde ».</p>
<p>Premièrement, je ne crois pas qu’il soit possible de tout savoir sur ce qui se passe réellement dans le monde. En second lieu, je ne suis pas sûr que quelqu’un soit réellement capable d’absorber autant d’informations négatives sans que sa vie n’en soit directement affectée. Ce n’est pas mon propos, mais, pour l’expérience, acceptons l’idée potentielle de rester ignorant, de ne pas s’informer et de ne pas suivre les nouvelles.<br />
Admettons que nous avons réussi à ne pas regarder la télévision, ni lu les journaux, ni écouter les « informations » à la radio durant une année entière. Que se passerait-il ? Quelle serait la pire chose qui pourrait nous arriver, si nous avions pu éviter ce flux d’informations ? Nous n’aurions pas entendu parler des catastrophes aériennes, du Tsunami qui a ravagé tout un pays ou de la guerre qui a tué tant de civils&#8230;</p>
<p>Même si vous faisiez de votre mieux pour rester informé avec toutes les dernières actualités, vous seriez de toute manière bien loin de tout savoir. Il se passe tellement de choses dans le monde et il coule tellement d&#8217;encre à leur sujet, que tout ce que vous pouvez espérer est d&#8217;en connaître une infime portion.</p>
<p>Henri Ford le savait bien. Durant la première guerre mondiale, il a poursuivi en justice le Chicago Newspaper pour l&#8217;avoir traité de « pacifiste ignorant ». En tant que partie de la défense, l&#8217;avocat du journal en question a voulu prouver son ignorance en lui posant des questions d&#8217;ordre général. Ford a admis qu&#8217;il ne pouvait pas répondre à la plupart d&#8217;entre elles, mais a fait remarquer qu&#8217;il avait le moyen, au simple toucher d&#8217;un bouton, de pouvoir questionner ses conseiller pour le renseigner sur toute connaissance qu&#8217;il désirait obtenir. Dans ces conditions, pourquoi devrait-il surcharger son esprit avec ce genre d&#8217;informations ? N&#8217;est-ce pas un argument pertinent ?&#8230;</p>
<h3>Vous pouvez au besoin rattraper votre retard</h3>
<p>De nos jours, fort heureusement, obtenir une information ne nécessite pas d&#8217;être riche, ni connecté comme Henri Ford l&#8217;était. Il existe un média appelé Internet qui nivelle le terrain de jeu (merci Google). Au lieu de laisser toutes sortes d&#8217;informations non filtrées et non pertinentes   consumer votre mémoire, vous pouvez chercher des information spécifiques qui sont réellement en lien avec votre situation. Entrez, trouvez ce que vous chercher et sortez.</p>
<p>« <em>Une personne instruite n&#8217;est pas nécessairement celle qui possède une connaissance générale phénoménale ou un savoir spécialisé&#8230; Toute personne peut être appelée « instruite » du moment qu&#8217;elle connaît le moyen de s&#8217;informer &#8211; au moment où cela est nécessaire &#8211; et qu&#8217;elle est capable d&#8217;organiser la connaissance obtenue en un plan d&#8217;action défini.</em> »<br />
- Napoléon Hill dans « Think and Grow rich »</p>
<p>Une autre manière de trouver rapidement une information est d&#8217;utiliser son téléphone, qui vous permet de converser avec les personnes dont vous savez qu&#8217;elles maîtrisent bien mieux que vous le sujet qui vous intéresse. Posez leur les questions qui occupent votre esprit, vous obtiendrez des réponses pertinentes, précises et, souvent, bien plus positives&#8230;</p>
<h3>Alors?&#8230;</h3>
<p>Maintenant que vous comprenez mieux mon propos sur la sottise de nourrir sa conscience avec les « informations », j&#8217;espère que votre plan d&#8217;action va prévoir de réduire ce flux de nouvelles. Essayez, pour voir, même une seule semaine. Vous pourrez toujours retourner à votre ancienne manière de faire si l&#8217;expérience vous déplaît. Je vous demande juste, si vous tentez l&#8217;expérience, d&#8217;observer combien votre conscience s&#8217;apaise et combien de temps libre vous aurez gagné.</p>
<hr />Cet article vous a plu?&#8230; Faites-en profiter vos amis :)</p>
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		<title>Le chamane et le psy</title>
		<link>http://gadlab.sweatlodge.ch/esoterisme/le-chamane-et-le-psy</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 11:42:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Esoterisme]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Spiritualité]]></category>
		<category><![CDATA[chamanisme]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Recontre avec <strong>Laurent Huguelit</strong> et le <strong>Dr Olivier Chambon</strong>, au Salon du Livre de Paris. <span id="more-708"></span></p>
<p>Laurent Huguelit est praticien chamanique, auteur, peintre. Il est membre de la Faculté européenne de la FSS | The Foundation for Shamanic Studies de l&#8217;anthropologue Michael Harner et enseigne les techniques fondamentales du chamanisme dans le cadre de séminares et de stages. Il collabore également avec l&#8217;association Arutam, dont le but est de préserver les cultures chamaniques traditionnelles.</p>
<p><strong>Ses deux sites :</strong></p>
<p><a href="http://www.chamanisme-fss.org/" target="_blank">Le site francophone de la FSS</a> (The Foundation for Shamanic Studies).<br />
<a href="http://www.leyinvert.com/">www.leyinvert.com</a> | Une plate-forme présentant ses livres et tableaux.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/8ivzsgmWjzQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="385" src="http://www.youtube.com/v/8ivzsgmWjzQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le Psy, le Dr Olivier Chambon et le chamane, Laurent Huguelit, parlent de chamanisme. Chamanisme et psychothérapies, plantes rituelles et psychédéliques, la réalité des esprits et la vie après la mort, sont au cœur de cette conversation éclairante et d&#8217;avant-garde.</p>
<p>Les chamanes ont développé depuis des millénaires des pratiques thérapeutiques qui interpellent de plus en plus la médecine occidentale et notamment la psychiatrie. Dans un dialogue plein d&#8217;humour, un chamane et un psychiatre hors normes comparent leur vision du monde et leurs techniques de soins.</p>
<p>Des pratiques millénaires peuvent-elles sintégrer aux psychothérapies modernes ? Nos concepts rationnels peuvent-ils accueillir l&#8217;expérience chamanique ? Peut-on l&#8217;expliquer par la science ?</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/bZiqpzDckco&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="385" src="http://www.youtube.com/v/bZiqpzDckco&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Conférence de presse: Une étude exclusive – Le baromètre des Romands et du développement durable !</title>
		<link>http://gadlab.sweatlodge.ch/societe/developpement-durable-barometre-romand</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 13:33:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[durable]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img alt="pdf" src="/images/icn_pdf_16x16.png" title="pdf"  width="16" height="16" style="background-color:transparent;margin:0 5px 0 0;padding:0;border:none;" /><a href='http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/03/NF_invitation_barometreDD.pdf' title="Téléchargez et imprimez votre invitation">INVITATION PERSONNELLE</a></p>
<p><strong>Découvrez les résultats de la 1ère étude qualitative et quantitative sur les Romands et le développement durable!</strong></p>
<p>Pour la première fois, une véritable étude de marché des comportements, des attentes et des opinions de la population suisse romande face au développement durable a été effectuée. Cette analyse menée en collaboration entre l’association Nicefuture, l’Institut d&#8217;Intelligence Marketing Joaquin Fernandez et la HEIG-VD dévoile une réalité représentative des habitudes de la population en matière de développement durable et de consommation éthique.<span id="more-676"></span></p>
<p>Dans le cadre de cette étude, un questionnaire a été élaboré et un échantillon représentatif de 600 individus entre 15 et 70 ans (réparti proportionnellement entre les différents cantons romands) a été sélectionné, parmi lesquels la moitié était favorable au développement durable. Il ressort nettement que 48% de la population se sent fortement impliquée pour un développement durable. Pour ces mêmes personnes, le développement durable est en général associé principalement à la protection de l’environnement. Une grande majorité de la population (86%) se dit concernée par les problèmes de pollution, même si elle n’est pas prête à renoncer à l’usage de la voiture. 92% des Romands trient leurs déchets et une bonne partie d’entre eux se sent également concernée par les économies d&#8217;eau et d’énergie. Les Romands ne sont pas particulièrement touché par la question des OGM, mais sont à 86% locavores. Par contre, la consommation de produits bio reste de l&#8217;ordre de 5%. Pour conclure, les comportements des femmes sont le moteur d&#8217;évolution pour plus de durabilité dans la société, loin devant les hommes. Voici certaines des tendances qui se dégagent de cette étude qualitative et quantitative.</p>
<p>L’étude permet également de définir des profils-types de la population (12 typologies distinctes) qui permettent de mieux comprendre l’individu et sa capacité de réaction et d&#8217;action face aux enjeux environnementaux et sociaux.</p>
<p>Ce baromètre se veut un outil de mesure précis de l’état des lieux du développement durable en Suisse et permettra de suivre l’évolution des mentalités et des comportements durables. Il sera effectué tous les deux ans.</p>
<p>Une synthèse des principaux résultats de cette étude sera dévoilée lors d&#8217;une conférence de presse qui aura lieu le 23 mars à 18h.30 au Casino de Montbenon en présence de nombreuses personnalités. Vous trouverez ci-joint <a href='http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/03/NF_invitation_barometreDD.pdf' title="Téléchargez et imprimez votre invitation">le programme complet de cette soirée ainsi que votre invitation personnelle.</a></p>
<p>Nous vous remercions d’avance de relayer cette information.</p>
<p>En restant à votre entière disposition pour plus d&#8217;information et vous transmettons nos meilleures salutations.</p>
<p><strong>Barbara Steudler</strong><br />
<em> Directrice de l&#8217;association NiceFuture</em></p>
<hr />
<p><strong>Découvrez les projets de l&#8217;association :</strong></p>
<p>Webmagazine : <a href="http://www.nicefuture.com/" target="_blank">www.nicefuture.com</a><br />
Festival de la Terre : <a href="http://www.festivaldelaterre.ch/" target="_blank">www.festivaldelaterre.ch</a><br />
Guide du shopping éthique : <a href="http://www.nicefuture.com/" target="_blank">www.nicefuture.com</a><br />
Anges gardiens de la planète : <a href="http://www.angegardien.ch/" target="_blank">www.angegardien.ch</a><br />
Ethical Fashion Days : <a href="http://www.ethicalfashiondays.ch/" target="_blank">www.ethicalfashiondays.ch</a><br />
Manifeste pour la terre : <a href="http://www.manifestepourlaterre.org/" target="_blank">www.manifestepourlaterre.org</a></p>
<p>Association NiceFuture<br />
Rue de Genève 77 &#8211; 1004 Lausanne &#8211; t 021 647 25 29 &#8211; f 021 647 25 31</p>
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		<title>Ecosia · Moteur de recherche écolo</title>
		<link>http://gadlab.sweatlodge.ch/societe/ecosia</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 07:16:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[durable]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[recherche]]></category>
		<category><![CDATA[web]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Ecosia est un site web indépendant à but non lucratif. Au moins 80% de nos revenus vont au programme de protection des forêts tropicales mené par <a href="http://www.panda.org/" target="_blank">WWF</a>, qui utilise cet argent pour une protection durable des forêts tropicales.</p>
<p>La surface de forêt tropicale que ce moteur de recherche protège dépend du nombre d&#8217;utilisateurs qui l&#8217;adoptent. Plus d&#8217;utilisateurs l&#8217;utilisent plus la surface protégée est grande. C&#8217;est aussi simple que ça. Chaque nouvel utilisateur d&#8217;Ecosia sauve environ 2,000m² (2,392yd²) par an.</p>
<p>Ensemble nous pouvons vraiment faire une différence. Alors s’/il vous plaît, aidez-nous à passer le mot!</p>
<div class="youtubebox"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/3j0FsliKCmk&amp;rel=0&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en_GB&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/3j0FsliKCmk&amp;rel=0&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=en_GB&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<p>Chaque recherche permet de sauver 2 m² de forêt tropicale. Le site a déjà protégé 27.678.122 m².</p>
<p><center><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="468" height="60" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://ecosia.org/_images/banner/ecosiaEn468x60.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="468" height="60" src="http://ecosia.org/_images/banner/ecosiaEn468x60.swf"></embed></object></center></p>
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		<item>
		<title>Souhaitons-nous une société d’illettrés numériques ou une société libre ?</title>
		<link>http://gadlab.sweatlodge.ch/societe/illettres-numeriques</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 14:54:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[évolution]]></category>
		<category><![CDATA[Informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[logiciel libre]]></category>
		<category><![CDATA[open source]]></category>
		<category><![CDATA[Planet]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://gadlab.sweatlodge.ch/?p=596</guid>
		<description><![CDATA[<p>J’ai écris il y a deux semaines un bref billet, <a href="http://blogs.fsfe.org/hugo/?p=104" target="_blank">Of Democracy and Hacking</a> sur le blog que je tiens à la Free Software Foundation Europe. À l’origine c’était un brouillon, une petite idée. Je me suis dit, je vais la poster et puis lorsque j’aurai le temps, je continuerai à développer l’idée et à l’améliorer. Et puis il y a <a href="http://identi.ca/notice/15173492" target="_blank">quelques jours</a> Glyn Moody le signale sur son µblog (identi.ca et <a href="http://twitter.com/glynmoody/status/5884900182" target="_blank">twitter</a>). Du coup, l’audience s’est élargie considérablement, jusqu’à ce que les traducteurs du Framablog y <a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2009/11/22/societe-libre-logiciel-libre" target="_blank">consacrent un billet</a> – copié ci-dessous.<span id="more-596"></span></p>
<p>Du coup ça donne une situation assez cocasse où j’écris en anglais un petit billet de blog vite-fait, qui se retrouve traduit en français et que je relis pour améliorer la traduction!</p>
<p>Bonne lecture. (<a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr" target="_blank">N’hésitez pas à recopier/modifier ce contenu, il est sous licence libre évidemment</a>).</p>
<blockquote><p><a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2009/11/22/societe-libre-logiciel-libre"><strong>Framablog</strong></a></p>
<p>On peut s’extasier béatement devant les prétendues capacités technologiques de la nouvelle génération, née une souris dans la main, et baptisée un peu vite les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Natif_num%C3%A9rique" target="_blank">« digital natives »</a>.</p>
<p>Mais si il ne s’agit que de savoir manier de nouveaux objets, sans conscience, sans recul, et sans compétence ni curiosité pour en <em>soulever les capots</em>, alors nous ne mettons peut-être en danger.</p>
<p>Or, parmi ces nouveaux objets, il y a les logiciels, dont tout le monde aura noté la place croissante qu’ils occupent dans nos sociétés actuelles. Nous écarterons d’autant plus facilement ce danger que nous serons toujours plus nombreux à accorder de la valeur à la liberté des logiciels.</p>
<p>C’est la thèse que défend ici <a href="http://hugoroy.eu/" target="_blank">Hugo Roy</a> en évoquant, par analogie avec la démocratie, une approche <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A9mique" target="_blank">systémique</a> de la situation.</p>
<p><em>PS : Pour l’anecdote, il s’agit d’une traduction que nous avons entamé sans savoir qu’Hugo Roy était français de langue maternelle. Du coup c’est la première fois qu’on se retrouve avec une traduction relue par l’auteur même de l’article d’origine !</em></p></blockquote>
<h2>Logiciel Libre, Société Libre : À propos de la Démocratie et du Hacking</h2>
<p><em><a href="http://hugoroy.eu/" target="_blank">Hugo Roy</a> – 8 novembre 2009 – Blog de la FSFE</em></p>
<p><em>(Traduction Framalang : Gilles Coulais et Hugo Roy)</em></p>
<p>Lorsqu’on explique pourquoi le logiciel libre est important, une question revient souvent :</p>
<p><strong>« Ai-je réellement besoin de la liberté du logiciel ? »</strong></p>
<p>L’utilité de la liberté du logiciel n’est pas évidente pour tous. Tout le monde n’est pas capable de comprendre le code source d’un programme, et ils sont encore moins nombreux à pouvoir le modifier. Seuls les hackers et les développeurs peuvent en effet jouir pleinement des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Free_Software_Definition" target="_blank">quatre libertés</a> d’un logiciel libre. Il est alors difficile de convaincre quelqu’un d’abandonner le logiciel propriétaire pour le simple bénéfice de la liberté, tant qu’il ne comprend pas <strong>l’utilité de cette liberté</strong>.</p>
<p>Il est essentiel de penser ce problème non pas comme un simple engagement envers la liberté, mais plus comme un problème de systèmes.</p>
<p>Tout d’abord, ne pas jouir d’une liberté n’implique pas pour autant qu’on ne bénéficie pas des effets de cette<br />
liberté. L’analogie la plus évidente ici sont les systèmes politiques. La Constitution est à la souveraineté ce que la licence des logiciels libres est au droit d’auteur. La Constitution qui définit notre système politique donne à chaque citoyen des libertés et des droits, tel que le droit de se porter candidat à une élection.</p>
<p>Tout le monde peut se présenter à une élection, ce qui ne signifie pas pour autant que tout le monde le fera. Tout le monde n’a pas la compétence ou l’envie de devenir politicien. Cela étant, diriez-vous que la démocratie n’a aucune importance juste parce que vous ne souhaitez pas personnellement entrer en politique ? Je crois que le plupart des gens ne dirait pas cela.</p>
<p>C’est la même chose avec le logiciel libre. Chacun peut utiliser, partager, étudier ou améliorer le programme. Mais le fait que vous ne le ferez pas ne doit pas vous amener à penser que ce n’est pas important pour vous. C’est important pour le système lui-même. Et plus le système devient important, plus cette liberté prend de la valeur.</p>
<p>À moins, bien sûr, que vous ne partiez du principe que le logiciel n’est pas important, et par conséquent son degré de liberté également. Mais alors, je suggère que vous éteigniez votre ordinateur et que vous arrêtiez de me lire. Prenez un avion et passez le reste de votre vie sur une île déserte.</p>
<p>Regardons maintenant de plus près l’utilité de la liberté logicielle. Alors que de plus en plus de logiciels sont utilisés dans notre société pour faire toujours davantage, nous devrions être de plus en plus nombreux à être capables de comprendre le logiciel. Sauf à vouloir donner à certains un contrôle total sur vous-même. Et alors les autres façonneront le système à votre place, en vue d’obtenir toujours plus de pouvoir au sein de ce système.</p>
<p>C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de démocratiser le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hacking" target="_blank">hacking</a>. Et cette démocratisation viendra naturellement si le logiciel libre est largement utilisé. Donnez aux gens la possibilité d’étudier et d’explorer quelque chose, et ils finiront par le faire, au moins par curiosité, de la même manière que l’Imprimerie a donné aux gens la volonté d’être capable de lire puis d’écrire. Il s’agit évidemment d’un long processus. Mais ce processus peut s’avérer beaucoup plus long si nous utilisons du logiciel propriétaire, un logiciel que vous ne pouvez ni lire, ni modifier, ni partager.</p>
<p><strong>Souhaitons-nous une société d’illettrés numériques ou une société libre ?</strong></p>
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