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	<title>Gad Lab</title>
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	<description>Espace de réflexion et d'expression libre</description>
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		<title>La Vie est un Jeu&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Dec 2012 20:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Belles pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Spiritualité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quelles sont les règles à suivre ?</p>
<p>La première règle est la loi du retour.</p>
<p>Vous récoltez ce que vous avez semé.<br />
Ce qui signifie que, ce que vous donnez par votre parole<br />
ou votre action, vous sera rendu.</p>
<p>Vous semez la haine.vous récoltez la haine.<br />
Si vous semez l&#8217;amour, vous récolterez de l&#8217;amour.<br />
Si vous mentez, on vous mentira..<br />
Avouez que ce n&#8217;est pas trop compliqué.</p>
<p>Deuxième règle, l&#8217;imagination.</p>
<p>L&#8217;imagination joue un rôle important dans le jeu.<br />
C&#8217;est de là que, vous proviennent les sources de la vie.<br />
Ce que vous imaginez sans cesse s&#8217;extériorisera tôt ou tard.</p>
<p>Je connais un homme qui à la suite d&#8217;événements malencontreux déclare qu&#8217;une seule chose ne lui soit pas encore arrivée.<br />
Celle que sa maison passe au feu.<br />
Devinez quoi? Et oui, sa maison a passée au feu.<br />
Cet homme connaissait le concept du jeu de la vie,<br />
mais il en avait oublié les règles.</p>
<p>Donc pour rencontrer vos créations sur le plan extérieur,<br />
il faut jour après jour imaginer de belles choses.<br />
même quand tout semble aller mal.<br />
Gardez en tête que si la série de malchance se poursuit,<br />
c&#8217;est que vous enfreignez les règles.</p>
<p>Heureusement que ces règles sont réversibles.<br />
Il suffit de mettre le bouton à « off »<br />
et de recommencer à penser positivement avec toute l&#8217;énergie possible.</p>
<p>Préparez-vous une phrase que vous allez répéter sans cesse,<br />
ça pourrait ressemblez à celle-ci&#8230;.</p>
<p>&#8216; Esprit infini, ouvre la voie vers,<br />
exemple: (la personne qui me convient),<br />
je l&#8217;attire à moi par droit divin&#8217;.<br />
Répétez cette phrase toute la journée et le soir avant de vous endormir. Prononcez-la avec force et conviction. Croyez en son existence.<br />
Impressionnez votre subconscient, il est votre fidèle serviteur&#8230;</p>
<p>Lorsqu&#8217;on vous connaîtrez le pouvoir et la force de la parole,<br />
vous ne dialoguerez plus de la même façon.<br />
Vous allez prendre conscience de sa puissance<br />
et vous aurez de plus en plus des conversations réfléchies.</p>
<p>Troisième règle, l&#8217;intuition.</p>
<p>Rien n&#8217;est impossible à celui qui connaît le pouvoir de sa parole<br />
et qui suit les directives de son intuition.<br />
Juste par sa parole, l&#8217;humain met en action des forces invisibles<br />
et il peut rétablir son corps et transformer son avenir.<br />
Il est donc important d&#8217;avoir un contrôle sur ses pensées<br />
et de s&#8217;assurer qu&#8217;elles sont bénéfiques pour soi.</p>
<p>Socrate disait &#8216;Connais toi toi-même&#8217;.</p>
<p>Il y a beaucoup de personnes qui vivent dans l&#8217;ignorance<br />
de leur véritable destinée et s&#8217;efforcent vers des choses,<br />
des situations qui ne leur appartiennent pas<br />
et qui ne leur apporteraient qu&#8217;échec et mécontentement<br />
s&#8217;ils arrivaient à les posséder.</p>
<p>Ne discutez jamais une intuition. Suivez-là.</p>
<p>À partir de maintenant,<br />
soyez attentif à vos paroles et pensées.<br />
Rappelez-vous que vous êtes l&#8217;unique créateur de votre vie.</p>
<p>[ Source : <a title="Page Facebook" href="https://www.facebook.com/pages/La-Sagesse-Amerindienne/322067047863511" target="_blank">La sagesse amérindienne</a> ]</p>
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		</item>
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		<title>Le jour où je me suis aimé pour de vrai</title>
		<link>http://gadlab.sweatlodge.ch/poesie/s-aimer-pour-de-vrai</link>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2011 13:29:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Belles pensées]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><em>( texte de Charlie Chaplin )</em></p>
<p><a title="Charlie Chaplin" rel="lightbox['869']" href="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2011/05/charlie-chaplin.png"><img class="size-medium wp-image-873 alignnone" title="Charlie Chaplin" src="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2011/05/charlie-chaplin-279x300.png" alt="chaplin" width="279" height="300" /></a></p>
<p>Le jour où je me suis aimé pour de vrai,<br />
j’ai compris qu’en toutes circonstances,<br />
j’étais à la bonne place, au bon moment.<br />
Et alors, j’ai pu me relaxer.<br />
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’<em>Estime de soi</em>.<br />
<span id="more-869"></span><br />
Le jour où je me suis aimé pour de vrai,<br />
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle<br />
n’étaient rien d’autre qu’un signal<br />
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.<br />
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’<em>Authenticité</em>.</p>
<p>Le jour où je me suis aimé pour de vrai,<br />
J’ai cessé de vouloir une vie différente<br />
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive<br />
contribue à ma croissance personnelle.<br />
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la <em>Maturité</em>.</p>
<p>Le jour où je me suis aimé pour de vrai,<br />
j’ai commencé à percevoir l’abus<br />
dans le fait de forcer une situation ou une personne,<br />
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,<br />
sachant très bien que ni la personne ni moi-même<br />
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…<br />
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le <em>Respect</em>.</p>
<p>Le jour où je me suis aimé pour de vrai,<br />
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,<br />
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.<br />
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.<br />
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’<em>Amour propre</em>.</p>
<p>Le jour où je me suis aimé pour de vrai,<br />
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre<br />
et j’ai arrêté de faire de grands plans,<br />
j’ai abandonné les méga-projets du futur.<br />
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime<br />
quand cela me plait et à mon rythme.<br />
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la <em>Simplicité</em>.</p>
<p>Le jour où je me suis aimé pour de vrai,<br />
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,<br />
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.<br />
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’<em>Humilité</em>.</p>
<p>Le jour où je me suis aimé pour de vrai,<br />
j’ai cessé de revivre le passé<br />
et de me préoccuper de l’avenir.<br />
Aujourd’hui, je vis au présent,<br />
là où toute la vie se passe.<br />
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.<br />
Et cela s’appelle… la <em>Plénitude</em>.</p>
<p>Le jour où je me suis aimé pour de vrai,<br />
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.<br />
Mais si je la mets au service de mon coeur,<br />
elle devient une alliée très précieuse !<br />
Tout ceci, c’est… le <em>Savoir vivre</em>.</p>
<p>Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.</p>
<p><strong>Du chaos naissent les étoiles.</strong></p>
<p><em>Charlie Chaplin</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La plume est une vierge, l’internet une putain</title>
		<link>http://gadlab.sweatlodge.ch/societe/la-plume-et-internet</link>
		<comments>http://gadlab.sweatlodge.ch/societe/la-plume-et-internet#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 08:23:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><a href="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/plumes_encre.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-840" title="plumes_encre" src="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/plumes_encre.jpg" alt="plumes et encre" width="500" height="375" /></a></p>
<blockquote><p><a href="http://www.internetactu.net/2009/01/23/nicolas-carr-est-ce-que-google-nous-rend-idiot/">Nicolas Carr postulait, dans un article devenu célèbre</a>, qu’internet nous dissipait et transformait notre façon de penser. L’organisation de nos circuits neuronaux est-il remis en cause par Facebook et Twitter, comme le postume le polémique <a href="http://www.roughtype.com/">Nicolas Carr</a> dans son dernier livre, <em><a href="http://www.theshallowsbook.com/">The Shallows</a></em> ? Ne surestime-t-on pas une manière de penser sur d’autres ? Le problème est plus profond et touche aux fondements de la relation que l’homme entretient à la technologie estime le psychanalyste <a href="http://www.psyetgeek.com/">Yann Leroux</a>. Tribune.</p></blockquote>
<p><em>Est virgo hec penna, meretrix est stampificata</em> disaient les anciens : <em>“La plume est une vierge, l’imprimerie est une putain”</em>.<span id="more-807"></span></p>
<h3>Internet, putain de notre temps</h3>
<p>La putain de notre temps, c’est l’internet et les ordinateurs. Leur pouvoir de séduction est tel qu’il nous soustrait à nos obligations familiales et de travail. L’ordinateur dissipe. Il est l’objet qui attire inexorablement notre attention, draine nos énergies, disperse nos forces. Sa fréquentation transforme nos esprits en vastes marécages dans lesquels nous nos embourbons tous les jours un peu plus.</p>
<p>Ce que nous sommes comme hommes, nous le devons intimement aux objets. Nous ne sommes ce que nous sommes que parce que nous sommes des animaux dénaturés insuffisamment adaptés à notre environnement. Nous nous sommes enveloppés de culture et de technique et nous avons adapté le monde à notre inadaptation.</p>
<p>L’invention de l’outil a été le point de départ d’une cascade de changements : l’outil a amené les premiers hominidés à adopter la posture verticale, ce qui a libéré de la place dans la boite crânienne pour le cerveau. La mâchoire s’est développée permettant le langage articulé, et l’explosion des techniques de mémoire : les récits que l’on raconte, les gravures rupestres, l’écriture, enfin. Ces modifications ont été très lentes et une invention aussi importante que celle de l’outil n’a produit de modifications qu’au terme de millions d’années.</p>
<p>J’ai du mal à penser, alors que les ordinateurs ont à peine un siècle d’existence et que leur manipulation ne concerne qu’un individu sur sept, qu’ils produisent déjà des changements majeurs sur l’organisation de nos cerveaux. J’ai du mal à penser que des circuits neuronaux mis en place en quelques millions d’années puissent être remis en question par Facebook et <em>World of Warcraft</em>.</p>
<p>J’ai du mal à penser que le web recâble nos cerveaux.</p>
<h3>Internet nous rend-il plus bêtes ?</h3>
<p>Il y a là une double erreur : la première est l’ethnocentrisme. Elle considère que tout le monde vit les mêmes choses alors que notre usage des machines ne concerne qu’une poignée de personnes. Nous n’avons pas tous des iPhone et autres Blackberry à la main, nous ne sommes pas tous sur Twitter, nous ne sommes pas tous hyperconnectés à l’internet.</p>
<p>La seconde erreur est temporelle : s’il est vrai que sur internet, comme dans la culture des pays du Nord industrialisés, les choses vont de plus en plus vite, cela ne veut pas dire que les changements que les ordinateurs provoquent sont tout aussi rapides.</p>
<p>Nous sommes aujourd’hui au bout de quelque chose et les ordinateurs y ont leur rôle. Après avoir prolongé tous nos corps dans nos outils, nous avons fini par jeter notre système nerveux <em>“comme un filet sur l’ensemble du globe”</em> (McLuhan, <a href="http://www.amazon.fr/Pour-comprendre-m%C3%A9dia-prolongements-technologiques/dp/202004594X/internetnet-21">Pour comprendre les média</a>). La dématérialisation portée par cette technique apporte et traduit des changements profonds dont nous ne percevons que les prémisses.</p>
<p><a href="http://www.wired.com/magazine/2010/05/ff_nicholas_carr/all/1">Dans une tribune introduisant son dernier livre</a>, Nicolas Carr donne une série d’expériences sur lesquelles il appuie son argument final : l’imagerie cérébrale du cerveau de surfeurs expérimentés est différente de celle de novices, mais après 5 heures d’entraînement, les images des cerveaux sont toutes les mêmes ; la mémoire de ce qui est lu est meilleure que ce qui a été présenté dans une vidéo et d’une façon générale on retient moins bien ce qui est sur un écran que ce qui est sur du papier.</p>
<p>À partir de là, il en tire une conclusion dramatique : émerveillés par les trésors de l’internet, nous sommes aveugles aux dommages que nous pouvons faire à notre vie intellectuelle et même à notre culture.<br />
Nicolas Carr reprend une partie de l’argumentaire du célèbre <a href="http://www.internetactu.net/2009/01/23/nicolas-carr-est-ce-que-google-nous-rend-idiot/">“Est-ce que Google nous rend idiots ?”</a> Avec talent, il avait décrit comment, à partir du moment où Nietzsche a eu entre les mains une des toutes premières machines à écrire, son écriture a commencé à changer. Il est passé des longues proses aux aphorismes de quelques phrases. Cela suffit à Nicolas Carr pour conclure que la machine a eu un impact sur la pensée du philosophe, et que cette pensée s’est appauvrie, toujours du fait de la machine.</p>
<p>Mais mesure-t-on la richesse d’une pensée au nombre de caractères ? Proust est-il Proust du fait de la longueur de ses phrases ? Est-ce la longueur du Mahâbhârata qui en fait un grand texte ? Le Haïku doit-il être considéré comme non valable parce que trop court ?</p>
<p>On peut se demander pourquoi un philosophe comme Nietzsche s’est intéressé à une machine et on peut se demander si cette machine n’a pas été une aide plus qu’un handicap dans la formation de sa pensée. Pour le dire autrement, les machines d’hier ne nous rendent pas plus stupides que les machines d’aujourd’hui.</p>
<h3>La plume n’a jamais été vierge</h3>
<p>Que les objets techniques aient une influence sur nos vies psychiques, c’est évident. Mais la plume n’a jamais été une vierge, pas plus que l’imprimerie une putain ou l’ordinateur un danger pour la culture… sinon dans nos représentations.</p>
<p>L’imprimerie d’abord suspectée de faire circuler des éditions non conformes, échappant au contrôle ecclésiastique et de transcrire le savoir dans des langues du commun, a ensuite été portée au pinacle pour ces mêmes raisons. L’invention des feuilles de style a permis une uniformisation des textes et c’est alors le manuscrit qui a été suspecté de porter des erreurs. Puis, la copie a été à nouveau suspectée : trop propre, trop parfaite, trop éloignée de l’atelier d’écriture de l’auteur. En un mot, trop industrielle et donc trop éloignée des idiosyncrasies créatrices. Ainsi, l’écriture manuscrite et l’imprimerie ont été tour à tour portées au pinacle et décriées pour des raisons similaires.</p>
<p>Il en va de même avec les ordinateurs. Ce sont tantôt nos confidents, tantôt nos assistants de travail, tantôt nos persécuteurs. Ils ne le sont pas en soi. Ils le sont parce que nous les pensons comme tels à la fois consciemment et inconsciemment. Pour reprendre l’expression de Sherry Turkle, ce sont des objets évocateurs : miroirs modernes dans lesquels Psyché se regarde. Les splendeurs que certains y voient tout comme les monstres que certains craignent sont les reflets des splendeurs et monstruosités que nos psychés abritent.</p>
<p><a href="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/psyche.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-812" title="psyche" src="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/psyche.jpg" alt="psyche" width="640" height="377" /></a><br />
<em>Image : Internet, reflet de nos psychés ?, à l’image des fêtes qui s’inventent dans </em><em>Second Life</em> <a href="http://www.flickr.com/photos/raftwetjewell/2870439487/">par Raftwet Jewell</a>.</p>
<h3>L’ordre et le chaos</h3>
<p>Nicolas Carr a raison de pointer l’opposition entre ce qu’il appelle les lectures lentes et les diffractions que l’on peut observer en ligne. Mais il a tort de surestimer les premières au détriment des secondes. Ce sont deux positions qui n’ont de valeur que l’une par rapport à l’autre et l’on peut les résumer en deux mots : l’ordre et le chaos.</p>
<p>Nous avons besoin d’ordre pour ordonner nos pensées. Pour cela, nous nous appuyons sur une série de dispositifs : rituels, tournures de phrases.</p>
<p>Mais nous avons aussi besoin d’une dose de chaos pour pouvoir créer, pour faire surgir la surprise et être capable de l’accueillir. <em>“Il faut de chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse”</em>, disait Nietzsche. Sans cette part de désordre, l’ordre n’est que stéréotypie stérile. Sans une part d’ordre, le chaos n’est que dispersion.</p>
<p>Lorsque les Han ont bâti l’Empire chinois, il a été décidé que les textes seraient gravés dans la pierre. Les textes étaient précédemment écrits sur des tablettes faites en bambous reliés par des cordelettes. Lorsque les cordelettes se rompaient, le texte se répandait en fragments épars. L’inscription dans la pierre réglait ce problème et donnait à tous les professeurs le même texte. En Occident, le processus de copie était le fait de moines et était sujet à des erreurs, ce qui a sans doute contribué à développer le goût de l’exégèse et du commentaire. L’Europe cherchait le texte sous le texte, et le reconstituait indice après indice, alors que la Chine s’est pendant des centaines d’années appuyée sur des textes immuables.</p>
<p>Même le livre n’est pas exempt des stigmates du texte numérique qui inquiètent tant Nicolas Carr. Un livre n’est jamais isolé, il fait partie d’un ensemble (roman, texte scientifique, poème…) dont il respecte ou transgresse les canons. Il cite d’autres textes, explicitement ou implicitement : qu’est-ce donc que la citation sinon l’équivalent de notre <em>embed</em> numérique ? Qu’est-ce qu’une table des matières si ce n’est l’équivalent de la colonne des liens internes de nos blogues ? Un livre conduit toujours hors de lui-même parce que la lecture est par essence hypertextuelle.</p>
<p>Peut-on rassurer Nicolas Carr ? L’internet n’est pas une maladie auto-immune de notre culture. Les machines d’aujourd’hui procèdent des pensées d’hier qui sont si chères à son cœur. Elles n’apportent pas de nouvelles façons de penser, mais mettent en avant des façons de penser qui étaient déjà là avec l’imprimé.</p>
<p><a href="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/attentionvirus.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-813" title="attentionvirus" src="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/attentionvirus.jpg" alt="attention virus" width="500" height="375" /></a><br />
<em>Image : un des nombreux virus de l’internet <a href="http://www.flickr.com/photos/thomaspurves/1937102900/">repéré par Tom Purves</a>.</em></p>
<h3>Le choc du numérique</h3>
<p>Ce dont nous sommes les témoins, c’est plutôt la mise en conflit de deux techniques : celle de l’écriture et celle du numérique, avec cette complication que le numérique est une technique jeune. Nous ne bénéficions pas avec les numériques de la patine du long compagnonnage de l’écrit et du papier.</p>
<p>Nous avons encore à apprivoiser les matières numériques pour en faire des matières à penser. Ce travail est en cours dans nos sociétés, et bien évidemment il provoque des changements et des questions que l’on peut mesurer à l’intensité du travail législatif autour de l’internet. Demander à l’internet de fournir les mêmes services que l’écriture c’est oublier qu’il a fallu trois siècles pour que l’écriture et la lecture se démocratisent suffisamment en un savoir de masse et c’est oublier que cela ne s’est pas fait sans conflits.</p>
<p>Nous sommes aujourd’hui sous le choc que produisent les techniques numériques. Il ne faut pas le mésestimer. Il est profond. Il est brutal. Sans aucun doute, des formes disparaîtront, de la même manière que le texte imprimé a réduit au silence certaines formes de pensée qui lui préexistaient.</p>
<p>Dans la mémoire de l’Occident, cela est peut-être ancien, mais en Afrique, l’arrivée de l’écriture est encore à l’horizon des mémoires. Pour les civilisations africaines, le livre a d’abord été une plaie puisqu’il mettait en déroute les formes et les hiérarchies de l’oralité. Il était d’abord le lieu de <em>“l’art de vaincre sans avoir raison”</em> (Cheikh Hamidou Kane) ; il était un raccourci faisant l’économie des écoutes lentes et profondes.</p>
<p>Sur internet, nous sommes tous des Africains.</p>
<p>Yann Leroux</p>
<p><em><a href="http://www.psyetgeek.com/la-plume-est-une-vierge">Article initialement publié sur Psy et Geek</a>, le blog de Yann Leroux.</em></p>
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		<title>Le testament de L’Armoire aux Herbes</title>
		<link>http://gadlab.sweatlodge.ch/societe/testament-armoire-aux-herbes</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 09:21:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
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		<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[<h3>Écho sensible de la réalité québécoise.</h3>
<p><a href="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/saison269.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-804" title="Armoire-aux-herbes" src="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/saison269-300x224.jpg" alt="armoire aux herbes" width="300" height="224" /></a>Pour la première fois en trente ans, il n’y aura pas de serre remplie à craquer d’herbes et de fleurs en devenir, pas de merveilleux jardins à perte de vue, pas de production de plantes médicinales, pas de transformation en nos excellents produits de santé. C’ est avec beaucoup de peine et le cœur très gros que j’ai dû finalement arriver à cette conclusion, forcée de le faire par la conjecture actuelle. Ma chère Armoire aux Herbes écoulera cette année les produits qui nous restent, bons au moins jusqu’en 2012, puis, elle devra fermer ses portes. Il est impensable d’engager les frais encourus par une autre saison agricole, tous ces salaires des jardiniers et transformateurs animés par l’esprit le plus pur de la tradition herbale, alors qu’il devient rapidement impossible d’offrir nos produits d’herboristerie aux clients qui les aiment et les réclament dans les magasins de produits naturels. Nous vivons depuis dix ans sous les menaces, dans un climat d’ insécurité et dans la nécessité de tout justifier aux yeux de personnes qui ne connaissent rien de notre réalité. Nous décidons de retirer de sur nos têtes cette épée de Damoclès qui a miné nos énergies et brisé nos cœurs. Nous choisissons la paix et la liberté et la conséquence de choix, c’est le retrait stratégique et volontaire.<span id="more-798"></span></p>
<p>Après des efforts notoires de démarches auprès de Santé Canada pour faire approuver nos produits afin de tenter d’obtenir les sacro-saints Numéros de Produits Naturels (NPN) imposés, nous avons dû reculer et nous rendre à l’évidence que nos produits tels qu’ils sont ne passeraient jamais cette épreuve pharmaceutisante. Nous n’allons pas nous mettre à faire des teintures dans l’alcool pour satisfaire des exigences extérieures.</p>
<p>Nous n’avons jamais crû en ce processus de « triage » du gouvernement, il faut bien le dire. Une des plus grandes faiblesses de la réglementation des produits de santé naturels vient du fait que les critères d’évaluation et les normes de preuves exigées pour homologuer les produits ont été établis par Santé Canada sans aucune distinction qu’il s’agisse de produits manufacturés par de grandes multinationales ou par des petites et moyennes herboristeries artisanales dont le rôle a toujours été d’offrir un large compendium pour bien servir. Nous avons pressenti dès 2004 que nous (les petites herboristeries traditionnelles) serions les laissés-pour-compte dans cette histoire. Nous savons que nos produits sont efficaces, que leur innocuité est réelle et que si nos clients y sont demeurés fidèles depuis des décennies, c’est parce qu’ils fonctionnent. Nous ne devrions pas avoir à réparer ce qui n’est pas cassé, à changer ce qui réussit. Nous ne devrions pas avoir à réviser nos formules qui ont fait leurs preuves pour qu’elles soient copies conformes des formules de quelques herboristes du passé ayant été sélectionnés pour faire office d’experts, à changer nos concentrations qui sont parfaitement appropriées, à faire tester chaque année pour des résidus de produits chimiques, nos produits d’ herboristerie qui proviennent uniquement de notre terre, celle-ci étant éloignée de toute culture polluante et certifiée biologique et biodynamique depuis l’avènement au Québec de telles certifications.</p>
<p>Pour nous, la plante médicinale est et devrait demeurer un aliment et non une drogue. « Que ton aliment soit ton remède ». Il n’y a aucune différence entre le tonique à l’ail que nous extrayons dans le vinaigre et l’ail que nous mangeons. Ils ont tous deux une indéniable action curative, tout comme nos carottes et notre chou. Une véritable transformation traditionnelle, à échelle humaine, faite dans le respect de bonnes pratiques de fabrication n’en fait pas pour autant un produit de laboratoire mais constitue une méthode visant à s’assurer du service des bonnes plantes pendant les saisons où elles ne sont pas disponibles dans nos champs et dans nos jardins. Comme la choucroute préserve nos choux et les pots de salsa nos savoureux légumes d’accompagnement. Nous ne croyons pas à l’analyse des principes actifs, à la mesure de quelques éléments, avec la prétention d’assurer ainsi une constance de concentration. Chaque année que le ciel nous donne fait pousser des plantes qui sont quelque peu différentes dans leurs combinaisons d’éléments et ce, pour de bonnes raisons. La standardisation n’a rien à voir avec la qualité. Elle n’est que la preuve d’un produit mort, dans lequel ne coulent plus les sources de la vie qui elle, est d’abord et avant tout changement.</p>
<p>Pour nous, la qualité de nos plantes, évidente à tous ceux qui au fil des ans ont visité et sillonné nos jardins, la qualité vibratoire, malgré le fait qu’ elle ne soit pas encore mesurable en laboratoire, a fait ses preuves. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli, fiers de ce qui aura été un beau modèle de petite entreprise honnête, fidèle à ses convictions profondes, heureuse de vous avoir offert nos jardins en gouttes, en huiles et en tisanes.</p>
<p>Nous avons de la peine pour les thérapeutes habitués à soulager la souffrance humaine grâce à nos produits et à ceux de nombreuses autres petites herboristeries. Nous avons de la peine pour les herboristes de demain qui n’auront pas la chance de vivre cet extraordinaire périple qui nous a animés pendant trois décennies. Nous avons de la peine pour les gens qui se verront brimés dans leur liberté de choisir et de juger par eux-mêmes ce qui leur convient, en consommateurs avertis. Nous aurions préféré que l’ attention de Santé Canada se concentre sur tous ces dangereux produits de synthèse qui rendent tellement de gens malades ou dépendants, grugeant leur santé déjà taxée par les exigences de la vie actuelle, stressante à souhait.</p>
<p>L’ automne dernier, j’ai récolté, nettoyé, compté avec amour toutes les semences qui allaient devenir les jardins 2010. Notre ail a été mis tendrement en terre. Cet hiver, j’ai fait naître sur papier les configurations harmonieuses et les compagnonnages qui allaient créer toute cette beauté, planifié l’utilisation de chaque pouce carré de serre afin que tout soit prêt pour une autre saison verte, imaginé chaque engrais vert, chaque semis en succession. Les jardins ont une fois de plus vu le jour dans mon esprit.</p>
<p>Hélas, je sais maintenant que leur descente dans la matière ne se fera pas cette année, et plus jamais dans les années à venir. On ne peut pas prendre d’année sabbatique en agriculture. Rapidement, les jardins, retourneront à la nature sauvage. Il en restera quelque chose, une fertilité étonnante, certaines des vivaces qui résisteront à l’envahissement des adventices, des fleurs qui, du moins les premières années, pourront se frayer un chemin, des êtres invisibles qui, conviés avec respect depuis longtemps, préserveront ce qui peut l’être de ce beau rêve, de ce beau projet dicté non par l’économie mais par une vision spirituelle. Il faut croire que l’heure qui fut n’est plus et qu’elle ne sera plus pour un temps.</p>
<p>Je me rends bien compte que la vision sociale actuelle et celle que je porte ici ne vont pas dans la même direction. Je vois l’intuition comme source de connaissance pour l’avenir. L’intuition et la pensée vivante ainsi que l’évolution de tous nos sens vers la subtilité. La société voit de plus en plus la science comme seule source de vérité, l’analyse laborantine comme seule preuve acceptable de qualité ou d’innocuité et la consommation comme la source du bonheur.</p>
<p>La tenue de dossiers et la somme incommensurable de toutes sortes de documents minutieux et pointus n’améliorent en rien la qualité d’un produit de plante. L’ établissement d’une telle panoplie de procédures ne fait que nous distraire de notre véritable travail. Nous sommes des artisans du végétal vivant.. Pas des employés d’une manufacture de produits de plantes. L’amélioration d’un remède à base de plantes ne se produit que lorsque le travail manuel de la terre et le fait d’œuvrer concrètement à la vitalisation de cette dernière permet d’élever des plantes de plus en plus vibrantes et saines. Il n’est pas normal de devoir, dans une herboristerie, sacrifier des jardiniers pour payer des pousseux de crayons ou de touches d’ordi dont le rôle est de satisfaire l’obsession gouvernementale. Je lisais dernièrement ceci :</p>
<p>« L&#8217;émission d&#8217;une licence de mise en marché signifie que le produit a été examiné par Santé Canada et qu&#8217;il est sûr, efficace et de haute qualité sous ses conditions d&#8217;utilisations recommandées. »</p>
<p>Quelle illusion ! Quelle délusion ! Bien sûr, lorsque la responsabilité d’évaluer et d’homologuer l’efficacité, l’innocuité et la qualité des produits est dispensée à des gens pour qui toutes les plantes se valent, qui n’admettent pas la valeur ajoutée d’un produit biologique, qui nous avouent n’avoir jamais entendu parler de la biodynamie, pour nous, la marche est haute pour faire valoir notre position et nos priorités.</p>
<p>Ce n’est pas notre mission d’aller dans cette direction. Nous sommes un art du terroir, pas un sous-produit de compagnies pharmaceutiques qui essaient de s’adapter à la vision arhimanique pour être accepté par le système et recevoir l’alléchante permission de pouvoir se vendre légalement. Nous n’avons besoin de la permission de personne pour bien faire notre ouvrage d’herboristes. De toutes manières, ce n’est pas le gouvernement qui sait ce que cela veut dire, ne comprenant rien à notre réalité qui ne les passionne pas. Sinon, ils seraient avec nous dans le champ.</p>
<p>Je crois qu’en dehors de la vitalisation de la terre, seule la joie du travail bien fait, la saine ambiance de travail où chacun se sent valorisé et la conscience d’œuvrer à la guérison peut ajouter quelque chose à la qualité du produit de plante. Nous sommes vibrations en contact avec les vibrations cosmiques. Nous ne sommes pas des objets en train d’en manipuler d’autres. Il y a bien davantage à l’œuvre que des formules chimiques et des données mathématiques. Nous assurons le sauf conduit de formes de vie dans un avenir qui, au fond, fait tout pour rendre l’existence impossible à ses meilleurs apôtres.</p>
<p>J’ai toujours dit que je n’étais pas venue sur la terre pour faire des produits à base de plantes, que ce n’était qu’une excuse pour faire circuler la vie. Ce ne sont pas des gouttes plus ou moins concentrées de substance que j’ai offertes à L’Armoire aux Herbes, mais des jardins biodynamiques en bouteilles, une qualité vibratoire guérissante, une vision de demain, un espoir et une certitude de pérennité. Depuis 30 ans, je ne compte plus les gouttes de jardins qui se sont déversées au quatre coins de la province. Les personnes qui nous cherchaient nous trouvaient. Ma seule consolation est d’avoir fait école et que d’autres, maintenant, comprennent l’importance de demeurer fidèle à l’engagement envers la vie.</p>
<p>Peut-être est-ce le temps pour moi de diffuser l‘esprit sans qu’une somme phénoménale de mon énergie aille au support de la matière? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que j’ai eu la chance immense de vivre sur une terre fertile et hautement spirituelle qui continuera encore longtemps à offrir ses services subtils et à soigner par la conscience. Je ne suis pas attachée au revenu généré par la vente en magasin. Ma motivation n’est pas pécuniaire, ne l’a jamais été. J’ai apprécié les sous générés par ce moment de liberté où nous avons pu offrir le bon sans avoir à prouver autrement que par les résultats obtenus. Il a permis de redonner encore et encore à cette terre d’accueil que nous travaillons sans relâche. Il nous a permis d’inviter une immense variété de plantes, produisant un écosystème heureux et vibrant de santé. Il nous a permis d’avoir la liberté d’offrir des connaissances sans dépendre totalement des retombées financières pour le faire. Il nous a permis de ne pas acheter pour revendre mais de produire en biodynamie, sans jamais négliger l’effort à fournir. Il nous a permis de donner sans compter. Je ne regretterai jamais cela. Même si, finalement, c’est la réalité financière qui force le retrait de cette herboristerie qui a toujours tenté, dans la mesure du possible, de bien payer ses employés, de ne jamais sacrifier la qualité pour la quantité, ni faire des coins ronds.</p>
<p>J’ai toujours vu L’Armoire aux Herbes comme un dispensaire, un vrai, au service de l’humain qui ne peut pas se permettre de payer plus cher pour supporter des laboratoires, des formulaires et des tonnes de papier à noircir. Je préfèrerai toujours noircir la terre en lui ajoutant du bon compost que de noircir du papier. Faudra-t-il attendre l’écroulement du système et l’état d’urgence pour que renaisse le respect des petites herboristeries qui, malgré le fait qu’elles ne peuvent pas se payer le luxe de l’approbation aliénante d’un système à la courte vision et aux valeurs décentrées, ne devraient pas pour autant constituer des hors- la-loi à contraindre et à assassiner?</p>
<p>Non, je ne vendrai pas à rabais toutes les vivaces qui sont ici. Je respecte trop la terre pour lui arracher ses enfants par les racines pour des raisons économiques. J’ai toujours partagé généreusement mes amies les plantes. De nombreux jardins du Québec sont les rejetons de cette florissante Armoire aux Herbes. Je continuerai à être la gardienne dévouée de cette terre que j’aime tant.</p>
<p>J’aurai beaucoup de peine quand, ayant trouvé pour elles des personnes aimantes et accueillantes, mes juments devront me quitter car je n’aurai plus les moyens de les nourrir, ni d’usage pour leur fumier, source animale de tous nos composts.</p>
<p>J’aurai beaucoup de peine quand on démantèlera la grande serre, afin qu’elle puisse continuer de servir ailleurs, le grand séchoir qui nous a aidé à créer les plus belles tisanes au monde, ceci dit sans le moindre orgueil.</p>
<p>Sachez que je ne suis pas inquiète de ma survie personnelle. On a besoin de peu quand on avance en âge. Ma richesse dans cette vie, ce fut d’avoir vécu pleinement mon rêve, d’avoir généré de tels jardins et d’avoir pu promouvoir, avec leur assistance, beauté, santé et vie de l’âme. Toutes mes économies y sont passées. Et Dieu sait que je ne regretterai jamais d’avoir fait ce choix. C’ est ce qui a justifié tout mon enseignement et mes plus belles découvertes.</p>
<p>Il me reste à me mettre totalement d’ accord avec ma destinée de maintenant, soit ce retrait et cette imminente fermeture, à cause d’un système politico- social qui manque de vision et de profondeur. Mais c’est là où nous sommes, n’est-ce pas? Il paraît qu’on a les décideurs qu’on mérite. Cette épreuve deviendra-t-elle une motivation de plus pour continuer de partager la connaissance, la vision d’un avenir où le vivant retrouvera sa vraie place, à la source de nos choix et de nos vies?</p>
<p>Je me mettrai d’accord avec ce qui se passe. Je ne serai pas une victime. J’y découvrirai ma prochaine étape. Je ne serai pas une « Has been ». Je ferai confiance aux forces spirituelles qui m’ont guidée tout du long et qui savent ce qui est espéré pour cette nouvelle phase de ma vie. Je ne me révolterai pas, je ne me fermerai pas comme une huitre. Je continuerai à supporter les causes qui me sont chères. J’aiderai de mon mieux mes proches et les gens de mon milieu. Et je jardinerai à mon échelle : je ne saurais imaginer ma vie sans un potager, sans quelques îlots dans lesquels j’ intègrerai mes plus essentielles alliées. Je demeurerai jusqu’à mon dernier souffle une ardente amoureuse du règne végétal.</p>
<p>Je suis une poupée russe vivante. Je me relève vite et résolument quand on me fait tomber. Je suis aussitôt prête à aller encore plus profondément contacter mon essence pour comprendre et continuer à remplir la mission qui justifie ma présence sur cette terre.</p>
<p>En janvier, j’ai connu l’ablation de ma vésicule biliaire qui s’affaissait et devenait dangereuse de par la présence d’une quantité excessive de pierres. La souffrance précédant l’opération fut extrême. Mon corps en est à réapprendre à fonctionner hors de ses sentiers battus, à emprunter d’autres voies, à s’ habituer à l’absence d’un organe, à se rebâtir une nouvelle façon de fonctionner. Vous comprendrez que je ne puisse m’ empêcher d’y voir là la symbolique de ce que vit notre société.</p>
<p>On peut couper l’élan à une herboristerie traditionnelle. On peut l’empêcher de vendre ses produits. Mais on ne peut pas démolir une herboriste de souche, une biodynamicienne de cœur, une femme de la terre et une guérisseuse, même si on lui retire le droit d’offrir ses plus beaux fruits.</p>
<p>Je veux remercier ici, de tout mon cœur, toutes les belles personnes qui se sont données sans compter pour que vive L’Armoire aux Herbes: les fournisseurs, les distributeurs, les employés, les jardiniers, les stagiaires, les amis et les fidèles clients, l’Herbothèque et ses étudiants. Et plus particulièrement ma sœur Hélène et mon neveu Frédéric, qui vivent ce deuil de très près avec moi et dont l’amour et le désintéressement adoucissent les jours qui nous restent.</p>
<p>Si vous désirez vous procurer les derniers produits de L’Armoire aux Herbes, faites vite. Ils seront disponibles encore un temps dans certains magasins. Vous pourrez aussi nous les commander directement jusqu’à écoulement des stocks par téléphone, fax ou sur notre site web <a title="Visitez le site..." href="http://armoireauxherbes.com/" target="_blank">armoireauxherbes.com</a></p>
<p>Profitez-en pour aller voir les photos, lire les textes, vous nourrir à cette source qui d’ici la fin de l’année en cours, se tarira ou prendra une autre forme.</p>
<p>Merci d’être là et de croire en une herboristerie qui va au-delà du commerce. Une herboristerie qui a de longues racines et qui, malgré les extrêmes du climat actuel, survivra et fleurira encore et toujours, quelle qu’en soit la forme.</p>
<p>Je vous salue bien bas et vous tire ma révérence,</p>
<p><em>Danièle Laberge</em><br />
Herboriste traditionnelle<br />
Maman de la bientôt feue Armoire aux Herbes</p>
<p>Vous avez tous et toutes la permission explicite de l’auteure de ce texte, de le reproduire textuellement et de l’envoyer à tous vos amis et connaissances ainsi qu’à tous les médias de votre choix.</p>
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		<title>Gunter Pauli on Biomimetism</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 11:40:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[biomimetism]]></category>
		<category><![CDATA[consomation]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Gunter Pauli, from the &laquo;&nbsp;Zero Emissions Research Initiative&nbsp;&raquo; gives a vibrant speech about how nature provides an important model to find solutions to the ecological crisis. His call for action is followed by disruptive and inspiring examples ranging from battery-less devices to biomimetism.<span id="more-791"></span></p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="345" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=5280798&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=1&amp;color=50c5fe&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="345" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=5280798&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=1&amp;color=50c5fe&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<a href="http://vimeo.com/5280798">Gunter Pauli on Biomimetism (Lift France 09, EN)</a> from <a href="http://vimeo.com/liftconference">Lift Conference</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.<br />
Get more information at <a title="Opens a new window..." href="http://www.blueeconomy.de/" target="_blank">blueeconomy.de</a>.
</p>
<p style="text-align: center;">Un article de wikipedia sur le <a title="Allez sur le site de wikipedia..." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biomim%C3%A9tisme" target="_blank">biomimétisme</a> (en français).</p>
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		<title>Une affaire de sexes</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 08:17:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[affaire]]></category>
		<category><![CDATA[arte]]></category>
		<category><![CDATA[biologie]]></category>
		<category><![CDATA[centre]]></category>
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		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[reportage]]></category>
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		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[<h2>Voyage au centre du cerveau</h2>
<p>Documentaire en 3 épisodes (3 x  43 min) de Petra Höfer et Freddie Röckenhaus<br />
Allemagne/Etats-Unis/Australie</p>
<p>« Voyage au centre du cerveau » a interrogé les principaux  scientifiques sur le phénomène des autistes de haut niveau. Nous sommes  donc partis à la recherche d’ébauches de réponses à la question : un  génie caché sommeille-t-il en chacun de nous ?</p>
<p>Voyagez vous  aussi au centre du cerveau<span id="more-783"></span></p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x427ng" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x427ng" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x4291f" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x4291f" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x429hs" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x429hs" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
Source: <a title="Cliquerz pour visualiser l'original..." href="http://www.dailymotion.com/video/x427ng_une-affaire-de-sexes-1-3_tech" target="_blank">Dailymotion</a></p>
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		<title>Téléphones cellulaires responsables de la disparition des abeilles</title>
		<link>http://gadlab.sweatlodge.ch/societe/telephones-mobiles-disparition-abeilles</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 08:45:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[abeille]]></category>
		<category><![CDATA[cellulaire]]></category>
		<category><![CDATA[disparition]]></category>
		<category><![CDATA[mobile]]></category>
		<category><![CDATA[pollinisateur]]></category>
		<category><![CDATA[ruche]]></category>
		<category><![CDATA[téléphone]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>L&#8217;utilisation croissante des téléphones mobiles est derrière la disparition des abeilles productrices de miel et de l&#8217;effondrement de leurs ruches, disent les scientifiques.</strong></p>
<p>Ecrit par Dean Nelson à New Delhi<br />
Publié en anglais le 29 mai 2010 par le <a href="http://tumblr.com/xc4asw00r">www.telegraph.co.uk</a></p>
<p><a href="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/abeille.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-775" title="abeille" src="http://gadlab.sweatlodge.ch/wp-content/uploads/2010/06/abeille-300x187.jpg" alt="abeille" width="300" height="187" /></a></p>
<p>La disparition des abeilles a suscité une grande inquiétude dans toute l&#8217;Europe et en Amérique du Nord, où les militants ont accusé les pesticides agricoles, le changement climatique et l&#8217;avènement des cultures génétiquement modifiées, pour ce qui est maintenant connu comme le «syndrome d&#8217;effondrement des colonies». La Grande-Bretagne a connu une baisse de 15 pour cent de sa population d&#8217;abeilles lors de ces deux dernières années et la diminution de leur nombre a entraîné une augmentation des vols de ruches.<span id="more-772"></span></p>
<p>Actuellement, les chercheurs de l&#8217;université de Chandigarh&#8217;s Punjab University affirment avoir trouvé la cause dans ce qui pourrait être le premier pas dans le renversement de ce déclin: Ils ont établi que les radiations émises par les téléphones mobiles est un facteur clé du phénomène et disent que ces radiations interfèrent avec leur sens de navigation.</p>
<p>Ils ont mis en place une expérience contrôlée comparant le comportement et la productivité d&#8217;abeilles dans deux ruches différentes – l&#8217;une a été munie de deux téléphones mobiles mis sous tension pour deux séances d&#8217;une quinzaine de minutes par jour, pendant trois mois. L&#8217;autre avait des modèles factices.</p>
<p>Après trois mois de ce régime, les chercheurs ont enregistré un déclin dramatique de la taille de l&#8217;essaim de la ruche sous influence des mobiles, une réduction significative du nombre d&#8217;oeufs pondus par la reine. Les abeilles ont également arrêté de produire du miel…</p>
<p>La reine de la ruche «aux mobiles» a produit moins de la moitié des oeufs par rapport à son homologue dans la ruche «normale».</p>
<p>Ils ont aussi constaté un déclin dramatique du nombre d&#8217;abeilles retornant à la ruche après avoir collecté du pollen. Pour cette raison, la production de nectar de la ruche a également diminué.</p>
<p>Ved Prakash Sharma and Neelima Kumar, les auteurs du rapport publié dans le journal &laquo;&nbsp;Current Science&nbsp;&raquo;, ont écrit:<br />
«L&#8217;augmentation dans l&#8217;utilisation des gadgets électronique a conduit à un électro-pollution de l&#8217;environnement. Le comportement et la biologie des abeilles a été affectée par l&#8217;aielectrosmog puisque ces insectes utilisent le magnétisme de leur corps qui les aide à la navigation».<br />
«Il existe bon nombre de rapports signalant la disparition soudaine de colonies entières d&#8217;abeilles. La raison n&#8217;est pas encore très claire. Nous avons comparé les performances d&#8217;abeilles exposées aux radiation de téléphones cellulaires avec celles de colonies non-exposées.»</p>
<p>«Un déclin significatif de la force d&#8217;une colonie et de taux de production d&#8217;oeufs de la reine a été observé. Le comportement des butineuses exposées a été négativement influencé par l&#8217;exposition, il n&#8217;y avait ni miel ni pollen dans la colonie à la fin de l&#8217;expérience.»</p>
<p>Tim Lovett, de l&#8217;association anglaise des apiculteurs, a, quant à lui,  déclaré que les ruches de Londres ont été couronnées de succès, malgré la haute densité de téléphones cellulaires. «Les travaux antérieurs dans ce domaine ont indiqués que l&#8217;utilisation des téléphones mobiles n&#8217;est pas un facteur réel,» a-t-il déclaré. «Si de nouvelles données voient le jour. nous aviserons.»</p>
<p>Il a également déclaré que: «Pour le moment, nous pensons qu&#8217;il s&#8217;agit plus d&#8217;une combinaison de facteurs, comme notamment les maladies, les pesticides et les pertes d&#8217;habitats.»</p>
<p>Le gouvernement britannique a investit £10 million dans la recherche sur le déclin des pollinisateurs comme les abeilles, mais l&#8217;association anglaise des apiculteurs  revendique un investissement bien plus important pour la recherche sur ce problème, notamment sur l&#8217;études des pesticides, des maladies et des nouvelles technologies comme les téléphones cellulaires.</p>
<p>Selon l&#8217;Université de Durham, les abeilles disparaissent d&#8217;Angleterre bien plus vite que partout ailleurs en Europe. Plus de la moitié des ruches ont disparu au cours des 20 dernières années.</p>
<p>Les statistiques les plus récentes montrent que le déclins des abeilles se ralentit, se stabilisant à la perte d&#8217;une ruche sur six. Mais c&#8217;est encore supérieur au taux naturel de perte qui se situe à dix pour cent. Mais cela reste une amélioration par rapport aux années précédentes.</p>
<p>L&#8217;augmentation de vol de colonies a radicalement augmenté dans le monde. Pour parer à ce problème, certains apiculteurs allemands ont équipé leur colonie de dispositifs de repérage par GPS.</p>
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		<title>The Nature of Existence</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 08:22:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Spiritualité]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[spiritualité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pourquoi sommes-nous ici?&#8230; et que sommes-nous censés y faire? Qu&#8217;est-ce qui a fait démarrer l&#8217;Univers et était-ce une erreur? Est-ce que Dieu existe et pourquoi semble-t-il si intéressé par notre vie sexuelle? Après avoir exploré le phénomène de Trekkies, le cinéaste Roger Nygard s&#8217;intéresse à la nature de l&#8217;Existence. Nygard pose les 85 questions les plus difficiles qu&#8217;il a pu trouver, parcourant le monde à la source de chacune des philosophies, des religions et des systèmes de croyance et a interrogé les personnes qui ont influencé, inspiré, ou fait paniquer l&#8217;humanité. Combinant une approche d&#8217;enquête avec une quête spirituelle, le film plein d&#8217;humour est une édifiante recherche de l&#8217;illumination, présentant quelques-unes des idées les plus difficiles et des gens extraordinaires qui vivent de nos jours.<span id="more-766"></span></p>
<p>Why are we here, and what are we supposed to do about it? What started  the Universe, and was it a mistake? Does God exist, and why does he seem  so interested in our sex lives? After exploring the phenomenon of  Trekkies, filmmaker Roger Nygard took on The Nature of Existence. Nygard  wrote down the toughest 85 questions he could think of, roamed the  globe to the source of each of the world’s philosophies, religions, and  belief systems, and interviewed people who have influenced, inspired, or  freaked out humanity. Combining an investigative approach with a  spiritual quest, the film is a humorous yet uplifting search for  enlightenment, presenting some of the most challenging ideas and  extraordinary people living today.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11318238&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=ff9933&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11318238&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=0&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=ff9933&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://vimeo.com/11318238">The Nature of Existence &#8211; Original Trailer</a> from <a href="http://vimeo.com/tnoe">Roger Nygard</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>Un pavé dans le pot de yaourt</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2010 08:18:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[agroalimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Danone]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>La marque Danone est obligée de retirer sa publicité mensongère après 15 ans de matraquage et de dégâts.</strong></p>
<p>Le « pavé dans le pot de yaourt » qu’a lancé Didier Raoult, chercheur français dans la prestigieuse revue scientifique « Nature » de septembre 2009 a fini par être payant. Pour le patron du labo de virologie de la Timone à Marseille, les yaourts et autres boissons lactées farcis aux probiotiques que l’on nous fait avaler depuis près de 20 ans auraient une grosse part de responsabilité dans l’épidémie d’obésité qui frappe les enfants.<span id="more-759"></span></p>
<p>Les probiotiques que Danone ajoute à tout va dans divers yaourts sont, selon les allégations de la marque assénées à la télévision, censées «booster» les défenses immunitaires. On en trouve plus de 1 milliard par pot d’Activia ou d’Actimel.</p>
<p>Le hic est que ces «bonnes» bactéries «actives et vivantes», dixit Danone, sont les mêmes que celles utilisées depuis longtemps dans les élevages industriels comme activateurs de croissance pour faire grossir plus rapidement cochons et poulets. Un porc ainsi gavé de probiotiques, c’est plus de 10 % de gagné sur la balance.</p>
<p>Danone pousse donc à « élever » nos enfants comme des cochons ou des poulets&#8230; En fait, en début d’année, des chercheurs ont eu l’idée de comparer la flore intestinale des obèses et des non obèses. Et là, surprise, les premiers étaient bourrés de probiotiques &#8211; ceux qu’on trouve justement dans les yaourts « santé plus ».</p>
<p>Didier Raoult commente : «On a autorisé pour l’alimentation humaine des activateurs de croissance utilisés dans les élevages, sans chercher à savoir quel serait l’effet sur les enfants».</p>
<p>Du coup, celui-ci a réclamé des études pour connaître le rôle précis de TOUS les produits lactés dans l’épidémie d’obésité infantile. En outre, il n y a pas que les enfants qui sont victimes de cette supercherie ; j’ai rencontré de nombreuses femmes potelées bien que sous alimentées, et qui cherchaient désespérément à maigrir en se limitant à quelques yaourts par jour plus quelques babioles. Et désespérante désillusion, elles continuaient à grossir, étaient de plus en plus fatiguées et fragiles, surtout en hiver où il est indispensable de se YANGUISER, alors que les yaourts sont hyper YIN. D’où l’article «Aigle moqueur», publié dans «Pratique de Santé» sous le titre «DEVENEZ XXL AVEC DES YAOURTS».</p>
<p>Finalement, les semeurs d’alerte indépendants ont fini par émouvoir les services officiels avant que le scandale n’éclate trop au grand jour. C’est ainsi qu’ils viennent de mettre la pression sur le groupe Danone, l’obligeant, selon les termes délicats des grands journaux «à revoir sa copie» (Un monstre comme Danone, ça se ménage&#8230;). Il faut tout de même réaliser que cela pourrait être un coup dur pour le lobby puisque les groupes Actimel Europe et Activia Europe pèsent ensemble plus de 1,5 milliards d’Euros sur un chiffre total de 15 milliards, soit 10 % du chiffre d&#8217;affaire de la marque.</p>
<p>Mais ne nous faisons guère de soucis pour cette entreprise de tricheurs, car entre ses discrètes et adroites manœuvres de retrait publicitaires et les addictions de beaucoup de consommateurs automatisés, il n’y a pas vraiment le «feu au lac», en attendant qu’on nous invente une autre «salade à la mode».</p>
<p>(article reçu par mail) En savoir plus <a title="Recherche Google..." href="http://www.google.ch/search?q=pav%C3%A9+dans+le+pot+de+yaourt" target="_blank">à propos de cet article</a>.</p>
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		<title>Tété · L’envie et le dédain</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 08:44:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[chanson]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[Tété]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/JR_jVpW_tEw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/JR_jVpW_tEw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
Realisation / Director: Edouard Salier<br />
Album &laquo;&nbsp;Le premier clair de l&#8217;aube&nbsp;&raquo;<br />
Source: <a href="http://www.tete.tv/" target="_blank">www.tete.tv</a></p>
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